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allez, chansons tristes :

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Vendredi 6 juillet 2007
Ca fait un an.

Et là, ils font une messe.
On ne peut pas dire qu'il était bouffe-curé. Non, on ne peut pas dire.

On ne peut pas dire non plus qu'il ne l'était pas.

Et là, ils font une messe.

Avec de l'orgue, des vieilles qui piaillent, le curé qui déclame avec l'accent lorrain, les gens dignes en costume devant, les mal rasés derrière. Ils chanteront faux, la préposée à l'orgue fera un show digne d'un Charlie Oleg de 145 ans, ils parleront de la maison qu'on a vendue et que le gars qui l'a achetée cède contre monnaie sonnante et trébuchante à la mairie qui va en faire des appartements. Et une salle des fêtes dans le jardin.

Moi je suis mal rasé. Mais je serai pas derrière. Devant non plus.

Pour tout te dire, je ne serai pas là, et j'en suis bien content.
Pour tout te dire, je serai la bouteille à la main, à consciencieusement enlever toute trace de sobriété de ma tête et mon corps, à sa santé.

Je cherchais pas à honorer sa mémoire. Mais ca fait du bien de pisser sur le parrain bien-pensant qui s'offusque de notre absence, à mon frère et à moi. Comment lui dire? Les moments où nous étions plus proches de lui que n'importe qui se sont tous passés loin d'une église. Il n'a jamais été croyant, et nous non plus. Il se trouve que mon parrain non plus.

Mais il y a les convenances, hein. Celles qui font qu'une jeune femme de vingt et un an tremblait à l'idée que se sache le fait qu'elle était déjà enceinte à l'heure de se marier. Par exemple. Ou celles qui font que les petits fils indignes ne se pointent pas à une messe dont le premier concerné se serait foutu comme de sa première chemise.

Alors, qu'ils s'offusquent. Il y aura toujours de la place pour leur dégoût dans mon sac à vomi, dimanche. De la place pour ça et pour la tristesse qui doit sortir.

Ca fait un an, et ça fait toujours mal, grand-père. Tu reviens me voir pendant mon délirium tremens, s'il te plait? juste pour faire coucou.
Samedi 3 février 2007
Ahhhh, Romans... Ville de la chaussure, l'Isère qui se ballade tranquillou sous les ponts, les raviolles, les pains au chocolat gros comme cubik... et le festival de la création sur internet dont tout le monde se fout sauf nous bien sûr... naaaan, tout le monde s'en fout vraiment, on est là pour manger et boire et faire la fête et dans le cas de cubik se faire marave au baby foot par petitrond (les connnaisseurs apprécieront). Nan, mais des fois on se bouge le cul quand même. Tiens, exemple, là je blogue, je te fais du reportage en laïve depuis la borne internet du... Bistrot du Kiosque!!! Ah bah oui, là on la ramène moins, tout de suite. Ya des pancartes SNCF partout, c'est un mec qui devrait s'apppeler Kevin qui sert, du genre à réfléchir pour savoir combien font deux plus deux. On lui a demandé 75 X 12,, je crois qu'il est parti se suicider... Un brin de consanguinité, donc, mais beaucoup de sympathie. Et puis les conférences, tout ça... sérieux, quoi! Et puis les gens quu'oon renncontre, qu'ils sont biens, qu'ils font peur juste comme il faut, le vin gratuit, les raviolles, ah non, on me souffle dans mon oreillette que ça, je l'ai déjà dit. Je vais donc te laisser, là, Kevin arrive avec les bières. Merry festival, mon ami!!
Mardi 16 janvier 2007


Le morceau d'aujourd'hui est tiré du meilleur Unplugged jamais passé sur MTV, celui d'Alice in Chains. Un enregistrement vraiment touché par la grâce, là où tout le monde s'attendait plus ou moins à une bouillie infâme. Résumé des événements : Alice in chains est plus ou moins en train de se casser la gueule, comme beaucoup d'autres groupes de Seattle. Dans leur cas, la cause est l'addiction du chanteur, Lane Staley à toutes sortes de drogues, héroine en tête (il mourra d'ailleurs quelques temps plus tard des conséquences de cette addiction). Alors quand il se pointe pour entamer Nutshell, le premier morceau de cet Unplugged et celui que tu vas écouter, tout le monde s'attend à ce qu'il s'écroule avant la fin. Hé bien non. Staley claque un concert parfais, le groupe arrive à créer un véritable lien avec son public, et ça donne un set magique. Allez, écoute plutôt.

 

 


Dimanche 14 janvier 2007

Je ne sais pourquoi, mais à chaque fois (et je dis bien à chaque fois, c'est pas de la rhétorique, c'est de la vérité pure, immaculée, blanche et belle comme Maïté en monokini) que j'ai décidé que la journée allait être merdique on vient me foutre des bâtons dans les roues.


Déjà il fait beau. Une semaine qu'on se tape du vent, de la pluie, de la bouillasse aux pieds et de la morve au nez. Et aujourd'hui, il fait beau.


COMME PAR HASARD! Non, mais s'il y a un complot de Dieu pour me foirer mes journées mauvaise humeur, qu'il le dise, hein. Je sens qu'il est joueur, qu'il aime les parties de cache-cache, de colin maillard et de docte... nan, pas ça.


Mais bon, ce n'est pas ce temps magnifique, cette nature en fête, ces petits oiseaux qui gazouillent dans le jardin qui vont me péter ma journée de merde, j'en ai vu d'autres. Suffit d'aller mater les corbacs de l'autre côté de la route, et puis mon compte en banque ensuite, et je reprends immédiatement le mors aux dents. C'est pas un putain de ciel bleu qui va troubler mes projets pour la journée.


Je descends donc de mon pas lourd habituel, et là je me rends compte d'un truc qui m'envoie des ondes de plaisir dans toute ma moelle épinière : je n'ai pas mal.


Il faut que je t'avoue. Depuis 1 bon mois, je me trimballe des douleurs articulaires assez handicapantes, et qui augmentent régulièrement. Mais aujourd'hui, rien du tout. Enfin si, il y a bien une vague sensation de gène, comme un souvenir de la douleur des jours précédents, mais rien de comparable avec ce que je vis depuis quelques semaines. Cette fois c'est sûr, ON a décidé que j'irais bien en ce dimanche radieux, et ON ne m'a même pas prévenu.


C'est inadmissible.


Mais le pire est à venir. Après un petit déjeuner copieux et parfaitement satisfaisant (pour une fois il ne manque pas de lait, ni de céréales, le complot se précise), je remonte d'un pas presque guilleret, et me connecte à internet. J'ai envie d'aller voir les blogs, comme on est dimanche, ya pas une feignasse qui aura mis à jour, je vais pouvoir gueuler, ronchonner contre ces bras cassés qui me niquent mon super dimanche qui commençait si bien et que la vie c'est bien trop dur ma brave dame, tiens je vais me gaver de cordons bleus froids pour passer le temps.


Et là, c'est le coup de grâce. Izbul a mis à jour son blog. Et même pas avec une note, hein, mais deux. Deux putains de mises-à-jour ou il étale les restes de son cerveau stéroïdé, accompagné par 2 (deux!) photographies montrant sans vergogne les jambons qui lui servent de bras. Ce mec ne poste pas pendant deux mois, et là, juste aujourd'hui... Et là il me tue en trois (ébauches de) phrases : « uNe beAutE saNs conPaRaBLe », « nAtuRe iz loVe oCeAn (rEaliZe) », et « pOur leS meCs: no jALouSie, iNspiRer vous coMMe moDele ».


je peux pas lutter. J'ai perdu, je l'admets, cette journée sera donc mirifique, pas besoin d'en jeter plus, j'ai compris. Je sais, je fus un adversaire valeureux, des générations d'amateurs de journées noires me vénéreront comme « l'homme qui a osé défier Izbul ». je rends les armes, comme Christophe Lambert dans Vercingétorix.


Izbul, je te hais.


(Pour que toi aussi ta journée soit éclairée par la lumière du bonheur, le lien vers le blog d'izbul, c'est le dernier de ma blogroll. Va, va!)

Jeudi 11 janvier 2007

La technologie, parfois c'est beau, romantique, magnifique, éblouissant, bref, c'est con comme un cul.


Et je balance pas ça comme ça, hein, j'ai un super exemple de pas plus tard que ce matin, c'est dire si je suis renseigné. Figure toi que parfois il m'arrive de changer de brosse à dents, et que pour ce faire, je me rends à l'inter à côté de chez moi. Tu sens déjà tout le potentiel de l'histoire, je le sais. Or donc, avant-hier il me prit cette lubie de m'adonner à l'occupation sus-nommée, avec l'enthousiasme et l'énergie qui me caractérisent (maman, ta gueule).


D'habitude, je les prends toutes simples, mes brosses à dents, j'aime pas trop les zigouigouis en caoutchouc qu'ils plantent avec les poils, aujourd'hui. Faut bien dire que la brosse à dents de maintenant, c'est pus trop ce que c'était, ma bonne dame, mais passons. Pris d'un élan d'originalité aussi subit que débile, j'achète un vaisseau spatial (tu comprends : une brosse à dents qu'elle fait mal aux yeux quand on la regarde, limite elle clignote, avec 18 couleurs de poil et un mini bar intégré). Tu comprends j'étais alléché par l'offre promotionnelle, en bon consommateur béat que je suis (même que la brosse à dents à elle toute seule coûtait trois fois le prix de celles de d'hab, mais j'ai quand même l'impression d'avoir fait l'affaire du siècle. Et pis ta gueule).


Je la ramène donc chez moi, avec une pizza et des frites pour demain, histoire de me faire un repas cubik approved, et n'y rejetai un coup d'oeil furtif que le lendemain matin, après avoir balancé l'ancienne avec une grimace de dégoût. Un homme nouveau est né, qui utilise des produits à la pointe de la technologie! Je m'empare donc du machin qui n'a plus de brosse à dents que le nom, commence à frotter, tout ça (oui, c'est trépidant). Et ce n'est qu'après m'être rincé la bouche que je constate un truc quand même étrange sur le manche de la bête : il y a deux boutons. Un + et un - ...


L'inquiétude s'empare de moi. Que se passe-t-il si on appuie sur le + ? est ce qu'elle est livrée avec un distributeur de dentifrice intégré qui va m'exploser à la gueule? Fait-elle le café? Sert-elle de téléphone 3e génération bluetooth mes couilles? D'un doigt tremblant, je caresse le bouton +... « Et puis baste, me dis-je (je parle bien, hein, putain de bordel de merde) en appuyant sur le bouton, on ne vit qu'une fois! »


Elle vibre.


Et pas que de la tête hein, le manche aussi. Quand on la fourre dans la bouche, on à l'impression d'avoir une fraise de dentiste qui travaille, c'est l'horreur. Par contre, comme sex toy discret, ça se pose là. Chez Signal, yen a qui doivent bien s'amuser à inventer des concepts à la con... Bon, ils auraient pu livrer le lubrifiant avec, mais ça serait moins bien passé chez les tantes Josette.


n'empêche, ça ouvre des perspectives insoupçonnées. J'attends impatiemment le gode ceinture spécial pipe qui crache du bain de bouche, les partenariats entre fabricants d'objets sexuels et les spécialistes de l'hygiène buccale, le chewing gum sans sucre goût sperme, les procès de ces mêmes fabricants d'objets contre cette brosse à dents pour concurrence déloyale (ben oui, hein, c'est pas le même prix...)... Quelle époque débridée nous vivons, mon dieu.


J'en ai des palpitations.

Mercredi 10 janvier 2007
j'aime bien l'idée que j'avais commencé à développer pendant les vacances, avant qu'Alice me gave. alors on continue le bilan livresque demain, et le morceau du jour deviendra moins régulier mais restera bien présent. Ca me permet de poster des trucs que j'aime même quand je n'ai pas l'envie/le loisir/l'énergie de mettre des choses plus conséquentes. Et en plus, j'essaierai de mettre tous les jours un ptit morceau dans le cadre à gauche (oui, "là maintenant tout de suite"), sans forcément dire d'où il vient. Juste un truc pour refléter l'humeur du moment. ou pas. Juste un gadget de plus, quoi.


Donc, le morceau d'aujourd'hui est tiré de l'album Morning Light de Locust. Derrière Locust se cache un petit touche à tout, le belge Mark Van Hoen. Avec Morning Light, il nous fait voyager dans des paysages musicaux froids, électroniques, répétitifs, où chantent parfois des voix éthérées, masculines ou féminines. Un disque vraiment convaincant, malheureusement passé plutôt inaperçu à sa sortie, il y a maintenant quelques années (1998).


C'est parti pour le meilleur morceau de l'album, Your Selfish Ways


 


Mardi 26 décembre 2006

Voix caressante, balais sur la batterie, basse sensuelle, guitare discrète utilisée avec intelligence, le morceau d'aujourd'hui sent bon les nuits en tête à tête à la bougie, les caresses dans un clair obscur tremblotant et les draps dérangés.

C'est mon cadeau de Noël fait à moi-même, et arrivé aujourd'hui. Album réjouissant de bout en bout, varié, avec un petit brin de folie qui lui évite le conformisme lisse de bien des chanteuses dans ce registre.


C'est parti pour Close to me (oui oui, de qui tu sais) :

 



 
 
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