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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 11 2006 20:36

Si avec ça je suis pas référencé par les moteurs de recherche, je me bouffe une couille.


Après que la Bête est partie en début d'après-midi ce dimanche, je ne sais pourquoi, j'ai comme eu un coup de mou. Du genre liquéfaction totale. C'est donc une espèce de blob avec quelques cheveux et une barbe qui s'est retrouvé devant le PC. Après avoir évité à la dernière seconde le piège vicieux que Folie Privée a sournoisement mis dans un post-it auquel j'adhère à 100% par ailleurs, je me suis retrouvé à faire ce que je fais toujours quand j'ai tellement la flemme que même lire un blog me prend trop d'énergie: je cherche un site d'émulation de vieux jeux vidéos de ma folle jeunesse et j'en télécharge ¾, qui presque invariablement me déçoivent. Mais là, j'ai décidé de tabler sur du lourd, un truc qui ne peut décemment pas perdre de son attrait, c'est-à-dire Tétris.


Sauf que Tétris, c'est encore plus le Démon que la Bête. Un potentiel d'addiction à peu près aussi élevé que celui du Nutella sur une femme normalement constituée. Le mal incarné. Une arme redoutable, probablement créée par la C.I.A pour prendre le contrôle de l'univers, parce que c'est plus discret qu'un Golgoth (Véga, il avait rien compris, au lieu d'envoyer son Golgoth 192 et ses 14 pauvres soucoupes volantes qui se faisaient invariablement dézinguer à coup de corno fulgur et d'astéro hache par Actarus et Alcor avant leur partouze dominicale avec Vénusia , il leur filait à chacun une Game Boy et le tour était joué. Les ET, quand même, c'est rien que des pas intelligents cons de la tête.) Et moi, comme un gros bête, je me jette dans la gueule du loup, tel l'agneau naïf.


Je le savais, pourtant.


Parfois, je doute de mes capacités mentales.


Ce qui devait donc arriver arriva, au bout de 4 heures de jeu non-stop (à part pour satisfaire quelques envies vitales), le blob devant le PC n'en était même plus un. Une vague flaque visqueuse décrirait à peu près correctement mon état physique et mental. Tétris, c'est un peu le Sudoku sur console (sauf que le Sudoku c'est tout naze). Les règles se captent en 2 secondes, les actions sont super répétitives, pour bien cartonner, faut débrancher son cerveau et se mettre en pilote automatique... Bref, l'outil parfait de décébré... Dérécé... pour que les gens ils réfléchissent pus et qu'ils soient tout vides dans leur tête et après on peut y mettre qu'est ce qu'on veut, comme du Nutella par exemple. Il avait raison, Ken le survivant : Nous sommes morts et nous ne le savons pas encore (et ciel, j'ai égaré mon carburateur) .


George Orwell, tu n'étais qu'un optimiste béat.


 

Et je suis quand même vachement fier d'avoir trouvé un lien entre ma note et mon titre. Vive moi, tiens.
Par tibou - Publié dans : tiboudblog
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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 11 2006 13:08

Voilà. La Bête est partie. On a beau dire, mais les gosses malades, même si c'est pas des foudres du cri intempestif et du chignement plaintif d'habitude, c'est un peu beaucoup chiant.


Un petit bilan, donc.


Déjà, la Bête, la voilà :



Tu remarqueras tout de suite le sourire de fourbe. Il doit tenir ça de son père. En plus, là, on dirait bien qu'il louche, et ça, c'est le signe du Démon, pas de doute. Bref, j'aurais dû me méfier un peu plus.


Première épreuve de ce début de week-end, acheter des couches (oui, rappelle-toi, son père, qui se trouve être mon salopard de frangin, les avait oubliées (je le soupçonne d'être à la solde de son fils. Il a dû l'envoûter et lui fait faire rien que des méchancetés qu'elles sont pas gentilles pour moi après. Pas que ça le change, mais j'ai enfin une explication à cet acharnement qui dure depuis ma plus tendre et innocente enfance). Sache qu'il est 18h30, que l'Inter (heureusement à quelques minutes à pieds. Il y a des choses que même le Démon ne peut changer facilement) du coin ferme à 19h, que j'ai une fêlure au pied droit, que je n'ai pas de voiture, qu'il va falloir emmener le marmot, sa crève et sa conjonctivite en vadrouille, qu'il pleut et qu'il fait froid.


Ma grande tante m'a toujours dit que je devrais plus souvent brûler des cierges à l'église. Ça fait fuir le Mal. Moi, comme un con, j'ai plutôt suivi les conseils de mon grand-père qui racontait ses histoires de cuites et de virées au bordel alors qu'il devait monter la garde pendant la guerre de le monde version 2.0 (oui, il appliquait à la lettre le ''faites l'amour, pas la guerre'' (ciel, j'ai égaré mon carburateur), c'était un homme de bien). Me voilà bien puni.


Bon, les couches. Mettre le marmot dans la poussette. Les poussettes modernes, c'est vachement compliqué. Celle du frangin, elle fait aussi siège auto, landau, berceau, machine à café, frigo et chasseur Rafale. Je fais donc ce que tout homme sensé et au courant de la technologie moderne ferait à ma place dans un cas comme celui-là.


Je brûle donc la poussette en dansant autour et en poussant des borborygmes d'orang -outang, puis je porte le gamin braillant dans mes oreilles jusqu'au supermarché. Oui, parce que, détail amusant, il a fait popo. Cette virée au supermarché tourne donc à l'opération de survie. Réussir ou mourir en essayant. Mais je tiendrai. C'est pas un môme de 7 mois (et accessoirement de 8 kilos, il est aussi gras que son oncle, ce ptit con) qui va m'apprendre la vie.


Soulagement, une fois arrivés dans l'antre de la consommation, le ptit mec ne pleure plus. Il a trouvé un truc bien plus marrant, qui consiste à se servir de la manche de ma veste pour se faire les dents, et accessoirement pour la couvrir d'une bave accompagnée parfois de charmantes glaires du plus bel effet.


Je songe à le sacrifier au rayon boucherie et à mettre ses organes sous cellophane avant de leur coller une étiquette Label rouge. Mais jeulfé pas. Je suis faible, oui.


Par contre, il y a quand même un truc terrible, c'est que tenir un gamin dans ses bras au rayon couches, ça attire la gent féminine. Ou alors c'est les 20 kilos que j'ai perdu. Ou alors c'est la bave qui coule de ma veste et forme un filet par terre qu'on peut me suivre à la trace. Ça me fait penser à une histoire du manga Spirale (Tonkam, 3 volumes, 'achement bien, tu cours l'acheter. Non, attends, tu finis de lire et tu cours l'acheter. Non attends, tu cours l'acheter demain, c'est dimanche. Non attends, tu le commandes sur internet. Voilà, tu fais ça.), et plus particulièrement à cette case :




Mais bon, en fait elles doivent être plutôt attendries en fait, parce qu'elles sourient à la Bête. En fait. Si en fait elles savaient... (je mets plein d' "en fait" si je veux.)


Lui, il s'en fout, il continue à mordiller la veste que les copains m'ont acheté pour mon anniversaire, et vu les grognements de contentement qu'il pousse, il aime mon adoucissant.


Je passe rapidement sur la courette pour arriver à la caisse avant la fermeture, sur l'inévitable veille courge devant qui a pas encore compris l'euro et qui a décidé de s'offrir un cours de rattrapage par la seule caissière encore en service à cette heure indue. Elle a apparemment décidé de payer ses 24 euros 54 (oui, je me souviens encore du prix de ses boîtes de kwiskas 3 étoiles spécial chats gourmets préparés à la main par Joël Robuchon, le plus grand cuisinier du monde de France Trois entre 11h et midi selon www.grabataire.com. C'est dire.) en pièces de 5 centimes de francs.


C'est là que je me dis que ma mère avait raison. Le Yoga, des fois, c'est vital. Ou la culture des bonsaïs. Ou la vaisselle. Je sais pus. Ça devait être la vaisselle, c'était un jour où elle est entrée dans ma chambre d'étudiant pour me faire une surprise. Étrangement, elle n'a jamais reproduit l'expérience. Pis elle a jamais fait de Yoga. Et elle a que des géraniums. Donc ça n'a rien à voir, en fait. (oui, EN FAIT)


Bref, l'opération ''la couche ou la vie'' est enfin couronnée de succès, reste pus qu'à le changer. Je dois avouer que pour moi, c'est une première. Ça meublera donc bien une note de plus. Pis là j'ai la flemme, merde, c'est dimanche!


A suivre, donc.


Par tibou - Publié dans : la Bête immonde
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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 11 2006 08:00

Bon, c'est pas le tout de parler de trucs sans importance, il y a quand mêmes des choses graves qui se passent pratiquement à côté de chez nous et nous, que faisons nous? RRRRien. Tiens, j'apprends il y a quelques jours après-midi que Britney Spears demande le divorce, et tout le monde s'en fout. A part Greenpeace, parce que ça fait une baleine de plus bientôt en liberté, en plus elle a déjà pondu 2 fois, c'est tout bénef. Ah et ce gros mesquin de Cubik me souffle dans mon oreillette que lui aussi s'est intéressé à Britney (mais bon, c'était à peine un baleineau à cette époque (Britney, pas Cubik)), ce qui en fait un beau membre honoraire de la SPA, il va être heureux.


Et c'est pas tout. Non franchement, arrêtons un peu de nous voiler la face avec la Corée du nord alors que les Autrichiens ont décidé de ne pas utiliser la Porsche 911 que la firme leur avait gracieusement offert, sous le fallacieux prétexte qu'elle n'a que deux places, et que si elle est vachement bien pour jouer aux Jackys et attraper les chauffards en faisant hurler le William Saurin, ben ils se retrouvent un peu beaucoup comme des crétins dans le dedans d'eux-mêmes (et même un peu dehors aussi) quand il s'agit de ramener le dit chauffard au poste... Sans compter qu'il fait un peu trop froid en Autriche pour le petit moteur délicat de l'Allemande... C'est ballot quand même.

On croirait pas, mais un flic Autrichien, ça réfléchit, et ça, ça fait froid dans le dos.

On peut pas penser à tout, hein.


Ehhhh, ouais, on nous cache des choses. Qui penserait que derrière de minuscules fadaises comme le conflit Israëlo-Palestinien qui n'en finit pas de ne pas finir (je me comprends) se cache une véritable révolution dans le prêt-à porter féminin, j'ai nommé le soutien-gorge/sac à courses. C'est Triumph qui a trouvé ça, du coup finis les oublis de cabas, on les porte sur soi. Bon, l'histoire ne dit pas s'il y a un ramasse-miettes incorporé au sac pour éviter les irritations mamelonnaires (oué j'invente des mots, c'est comme ça) et la prise de poids intempestive du compagnon de la donzelle par ingestion de produits comestibles en plus du mordillage habituel des dits seins...


Tant de questions capitales sans réponses, tant de faits alarmants et on nous bassine avec la montée du terrorisme, non mais de qui se moque-t-on? On s'étonne après que la suspicion et la paranoïa règnent en ce monde, mais quand on voit des trucs comme ça...


Par tibou - Publié dans : tiboudblog
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Samedi 11 novembre 2006 6 11 11 2006 12:00

Encore une note qui va me donner du fil à retordre, je le sens. J'aime pas parler des gens que je connais, même seulement un peu. Encore moins des gens que j'apprécie. Dans ma tête, ça tourne en boucle : ''Encore du copinage, t'en as pas marre de faire de la lèche, de te mettre en avant sous prétexte de faire de la pub à un bouquin qui le mérite ? Ton premier paragraphe, il est là pour quoi, à part te faire mousser ?''.

Sauf que là on est sur mon blog, et sur un blog, l'auteur à droit à un certain pourcentage d'autosatisfaction béate et d'égocentrisme affiché. C'est tout. Ceci étant réglé, revenons à nos moutons.


Virginie Cady, c'est une femme multitâche : danseuse, actrice, professeuse, scénariste bd et maintenant auteuse de roman. Ça fait beaucoup.

En plus elle a des jolies bottes.

Elle cumule, je trouve.

Trop ? J'avoue que si les deux bandes dessinées que j'ai lues d'elle ne m'ont pas déplu, je n'ai pas non plus été spécialement emballé. Alors j'avais comme une légère crainte de la déception en attaquant L'Illusionniste. Déception que j'ai pu me mettre derrière l'oreille bien vite.


L'Illusionniste n'est pas un bouquin facile. Ce n'est pas non plus un livre ''agréable'' à lire. Virginie a tout fait pour qu'il prenne le lecteur à la gorge, du début à la fin. Pas de pause. Pas de respiration. Un style haché, qui aspire dans une spirale, la même spirale que celle qui entraîne cette jeune femme dans ce qu'il faut bien appeler un véritable mais banal enfer. Des phrases courtes. Des points partout. Peu de virgules. Je parlais hier de gens qui arrivent à faire ressentir. Virginie, elle me met la tête dans son mal-être sur toute la longueur du bouquin. Et c'est repoussant. Quand je prenais le livre, je savais que l'expérience allait être éprouvante. Je faisais des pauses qui se sont révélées absolument nécessaires. J'avais mal au crâne. Il n'est pas énorme, ce livre, 250 pages environ, mais il est impossible de le lire d'une traite. Par moments, j'étais même dans l'évitement, je le regardais, je m'apprêtais à le prendre en main, et puis non, le dernier Batman fera mieux l'affaire, finalement.


Alors pourquoi continuer? Tout simplement parce que c'est un bon livre, qu'il est très bien écrit, et que les écrivains qui plongent leurs lecteurs dans leur histoire comme ça, ça court pas les rues. Parce que Virginie aborde l'adultère comme un sujet annexe de son roman, ne se focalise pas sur les affres de sa situation, mais sur le mécanisme implacable forgé par cet homme froid et calculateur, qui repère et capture sa proie comme on pêche l'espadon : en vérifiant et revérifiant tout, en ne laissant absolument aucune possibilité d'échappatoire. D'échappatoire, d'ailleurs, la victime n'en demande absolument pas. Consentante, prise dans le tourbillon qu'il a créé et qui l'entraîne au fond, tout au fond, elle se laisse couler doucement...


Surtout, Virginie a pris la décision de s'adresser à la femme de son amant pour raconter son récit, établissant ainsi dans le livre une relation à trois qui sinon n'aurait pas pris cette importance. Tantôt défiante, provocatrice (''La seule pièce que je n'ai pas imprégnée de ma substance est la chambre de votre fille. Cela au moins nous l'avons respecté. Dans chaque pièce de votre maison, toutes sauf une, il m'a pénétrée, léchée, caressée, comblée. Je l'ai sucé, j'ai joui de sa main,de son sexe, de sa langue, de ses mots, encore et encore.''), tantôt coupable, la narratrice finit par tisser à mesure que le piège de ce joueur se referme une relation de presque connivence avec cette femme qu'elle ne connaît qu'à travers lui. Au final, ce petit homme se retrouve presque totalement éclipsé par ces deux femmes liées par un destin commun, celui de la grossesse. Et ce monologue à la femme trompée se mue petit à petit en discours à l'adresse du futur enfant.


Et le lecteur dans tout ça, n'a-t-il pas l'impression lui aussi d'être laissé sur le bord de la route, toute l'attention de la narratrice étant focalisée ailleurs? Non, et c'est là une des grandes forces du récit : en interpellant la femme et l'enfant, virginie s'adresse aussi à nous, nous force à sortir de notre passivité de lecteur, agresse, cultive l'ambiguïté. S'adresse-t-elle vraiment à eux, ou finalement ces ''vous'', ces ''tu'' ne sont-ils pas pour nous? Nous faisons finalement partie de l'histoire, impliqués malgré nous, forcés à participer à cette ronde si banale, si glauque, si récurrente.


L'histoire n'a pas d'importance. Les personnages sont interchangeables à volonté. Ce qui se joue devant nous est on ne peut plus classique. Mais Virginie Cady parvient à en faire un récit haletant, transpirant d'émotions, refoulées ou extériorisées à outrance, un roman qui vit, et nous fait vivre.


Ce qui se joue, c'est la vie.

 

L'Illusionniste, de Virginie Cady,

Editions Ego comme X, 18 euros.


Par tibou - Publié dans : bouquins, disques...
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Samedi 11 novembre 2006 6 11 11 2006 04:18

Aujourd'hui, Satan est entré dans la maison.


Il fait froid. Sombre. Le vent souffle et se glisse dans chaque interstice de cette maison mal isolée pour me siffler dans les oreilles et me glacer les os. A la télé, étrangement allumée, un mélange de Droopy et d'ado de 14 ans en pleine de crise de ''Le monde il me déteste alors je l'encule à sec, mais je mets une capote avant parce que je suis un petit être délicat '' s'avale 3 valium avant d'ouvrir grand sa bouche pour laisser passer une sorte de barrissement, qui tient autant du cri de l'éléphant de mer frustré de s'être fait piquer toutes les femelles du coin et essayant de se soulager solitairement à l'aide de ses nageoires (souhaitons pour lui qu'il ait travaillé sa souplesse) que du martellement d'un pic vert tentant de sortir de ce okiohug de tronc de meeeeeerde l'asticot dodu qui s'y est douillettement niché.


Pas de doute, je suis devant la Starac'.


L'angoisse m'étreint. Je me sens déjà différent. Mes neurones se réassemblent dans ma tête, je peux presque les voir, hystériques, dansant la gigue, tombant raides devant les ondes maléfiques transmises par le mutant dans la boîte.


Il est temps d'agir. Je plonge.


La télécommande est à 4 mètres. C'est une question de 10e de secondes avant que je sois changé à jamais. Ma vie future s'étale devant mes yeux. Au moment où, dans le paroxysme du cauchemar, je me vois ouvrir un skyblog où je montrerais ma plastique de culturiste (et où je m'appellerais Izbul, tiens, pourquoi pas), ma main frôle, puis étreint convulsivement le boîtier de plastique noir, seul garant de mon salut. Mes mains sont moites. Elles glissent sur les touches, alors que je commence à convulser dans d'atroces souffrances. Mes membres obéissent difficilement, mais, dans un dernier sursaut de lucidité, je réussis à rassembler mes maigres dernières forces et à appuyer sur une touche. Laquelle, je n'en ai aucune idée. Je n'en ai cure. J'explose la télécommande. L'hystérie décuple les forces, dit-on. j'en paierai le prix plus tard, je le sais, mais pour l'instant, la seule chose qui m'importe, c'est que le truc vaguement humain et hurlant dans le poste est remplacé par un chauve en costard cravate m'informant qu'il reste une schlitte dans les Vosges, et que c'est une femme qui la conduit, ou un truc du genre.


Je suis sur France trois Lorraine, c'est les infos.


Je m'écroule sur le parquet flottant, haletant, en sueur, la main douloureuse, la tête comme un compteur à gaz. Hurlant d'un rire salvateur et soulagé.


Comment je lui ai niqué sa gueule, à Satan.


C'est à ce moment que mon frère entre, avec mon neveu de 7 mois que je dois garder tout le week-end


_ Salut gamin, bon, je te préviens, le gosse a la crève et une conjonctivite. Et j'ai oublié les couches, faudra en acheter. Allez, bye.


Satan, tu le fous à la porte, il entre par la fenêtre. Le gosse me regarde en chouinant. Son oeil droit est laiteux, une espèce de mucus blanchâtre en sort.


Je sens déjà que ça me gratte l'oeil.


L'enculé.

Par tibou - Publié dans : la Bête immonde
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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 11 2006 14:00

C'est décidé, je commence un grand concours, alors remuez vos méninges, bande de mous du bulbe, va falloir faire chauffer la matière grise.


Avec Cubik, avant-hier, on se disait quand même que certains posteurs de commentaires se foulaient vraiment la nenette pour nous pondre le proverbe le plus pourri et le plus convenu de la création (après, était-ce intentionnel de leur part, était-ce le fruit d'un génie méconnu, celui du proverbe à la con, était-ce seulement histoire de chier leur lien sur le blog d'un autre, ou alors étaient-ils tout simplement incapables d'autre chose que de balancer une grosse platitude, une manière de crier "ohéééé" en battant des bras, mais sur la partie comm d'un blog... ?


Or donc, me suis-je dit en mon for intérieur, et ai-je gueulé à l'oreille virtuelle de mon demi-belge préféré, pourquoi n'organiserions nous pas un super concours du proverbe le plus pourri, le plus inepte et le plus plat (le tout restant en rapport avec la note postée, bien entendu)? Ce à quoi il m'a répondu en substance : "tu te démerdes avec tes idées à la con, moi je veux bien relayer, mais tu te taperas la honte tout seul". Ce ne sont pas ses mots exacts, mais l'esprit est bien là.

L'enculé.

Donc je me démerde.

Après tout, l'espace des commentaires est souvent là pour que nous fassions preuve de notre crétinisme ambiant, alors autant l'encourager, et même le récompenser. J'envisageais de mettre un handicap à certains qui partent avec trop de connerie d'avance, mais bon, finalement, ChrisB concourra dans la même catégorie que les autres, après tout, je ne vais pas pénaliser le seul talent naturel de ce jeune homme par ailleurs désespérant (non, ChrisB, ne me remercie pas, reconnaître les qualités chez les gens, c'est mon talent naturel à moi).


Bon, alors les règles sont simples. Déjà, vous avez jusqu'à Lundi 20 novembre. Vous pouvez utiliser n'importe laquelle des notes de ce blog, y compris celles encore en gestation dans mon cerveau fumeux. J'accepterai une participation par personne et par note. Signalez votre participation à l'aide de cette subtile phrase codée : (ciel, j'ai égaré mon carburateur), entre parenthèses. Je comprendrai à demi-mot. Seront pris en compte les commentaires répondant à ces critères et seulement ceux-là.


Bien, entrons dans le vif du sujet, maintenant. Le but du jeu : me trouver la citation, le proverbe, la devise la plus débile, plate, inepte, conne, que la terre ai jamais portée, mais avec au moins un rapport minimum (il faut que je le perçoive, quoi, même s'il est lointain) avec la note postée au dessus (''pluie en juin, mange ton poing'' (le Papé, Jean de Florette. Ehhhh oué) sous la note sur les Pogues, par exemple, ça marche pas). Les fameux proverbes de votre pécroute de grand-père sont bien sûr acceptés et seront appréciés à leur juste valeur.


Le gagnant sera celui qui m'aura le plus surpris ou le plus fait rire, ça dépendra de mon humeur. Peut aussi gagner celui qui m'aura le plus désespéré. Comme ça, Claude aussi a sa chance.


Le prix, maintenant, sera un disque que j'ai en double, et que je considère comme un des tous meilleurs de ma discothèque (ce qui, j'en conviens, ne veut pas dire grand-chose). Si l'un des concurrents se démarque par sa propension à me faire soupirer de désespoir, il sera l'heureux winner d'un lot surprise (que je ne peux décemment pas qualifier de superbe, désolé).


Vous êtes prévenus.

Par tibou - Publié dans : tiboudblog
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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 11 2006 01:55

Au départ, je voulais faire rien du tout. Les feignasses, pour leur bouger leur gros cul poilu, il leur faut du lourd. Et puis à force de la lire, je m'suis dit que ça méritait quand même un mail au moins, pour lui dire "j'adôôôôôôôre c'que tu fais", mais en mieux. Et puis à force de la lire, je m'suis dit que c'était plus que ça. Quand on traverse le désert des blogs, qu'on a soif, soif, soif de qualité et qu'on ne voit que des dunes et des dunes de médiocrité avec, ça et , quelques oasis dispersées, forcément on déprime. Et puis d'un coup, on voit la mer.


Et on plonge et on voit pas l'heure passer et on rit et on tremble et on a le coeur qui bat et chaud et froid et on ressent. Parce que Folie Privée, elle a le truc pour lequel je tuerais un bouc à mains nues à la pleine lune avant de lui bouffer les couilles : elle te mène exactement là où elle a envie de te mener. En trois phrases nonchalamment jetées en pâture aux gueules avides de ces bouffeurs de macdal informatique que nous sommes, elle t'ouvre un univers rempli de saveurs étranges, différentes à chaque fois, mais toujours avec en arrière goût ce petit rappel, ce truc qui te murmure avec morgue : ''c'est de moi, ça, mec, et ça se voit''.


Elle a des couilles, Folie Privée. Elle s'expose, elle ose se mettre à poil. Je ne parle pas de raconter sa vie, ça n'importe quel grouillot sans talent en est capable, je parle d'avoir le courage de se forger un truc bien à elle, de s'y tenir, de l'aiguiser comme une arme et de t'en mettre une en pleine gueule avec, le tout en se marrant. Ça donne ça. Ou ça. Qu'est ce que tu veux faire contre ? Tu n'as pas commencé à lire, tu es déjà battu, elle t'a mis dans sa poche, elle t'a remué, elle t'a mis les larmes aux yeux ou la goutte au slip. Elle t'a fait ressentir, quoi. Et toi, tu te demandes, combien d'entre nous en sommes capables ?


Tu peux encore écrire après ça ? Tu peux encore regarder tes petits trucs avec fierté ? Moi, franchement, j'ai du mal. J'en chie. On joue manifestement pas dans la même cour. Je me contente de peu. Mais je lis le haut du pavé.


Je vais faire avec.


Alors t'étonne pas si elle est dans mes liens. t'étonne pas si hier j'avais une putain de banane à 4h du mat'. Et cours un peu plus vite retrouver son monde, au lieu de perdre du temps avec le mien.



Par tibou - Publié dans : tiboudblog
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