là tout de suite


 

allez, chansons tristes :

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Jeudi 9 novembre 2006

Plein de bonnes nouvelles en ce moment, que ça faisait un bail. Comme quoi, dès qu'on est pus aux cabinets, la vie va tout de suite mieux.

Déjà, je peux de nouveau bouger. Bon, j'ai le pied droit en vrac, mais il va pas faire son fier longtemps, j'en ai maté de plus coriaces que lui. Et la mobilité (Wouhouu!!!), le fait de ne plus avoir à penser que l'on doit être à moins de 30 secondes d'un chiotte, au cas où, (Yarglaaaaa!!) de ne plus stresser dans le cas contraire (BraaaaAAAAAaaaaaAAA!!!), de ne pas systématiquement emmener un rouleau de PQ dans son sac (Yoooooorgl!!) et autres joyeusetés du même acabit, et ce pendant 10 mois, on a beau dire, ça fait du bien en dedans de soi-même.(je parle même pas du fait de pouvoir remanger salé, de ne plus se demander si je peux me taper ce pamplemousse qui me nargue depuis 10 putains de mois... Rhâââââââââ... Scuse, hein, c'est l'émotion.)


Conséquence : les prochains week-ends, c'est évasion de cette grise Lorraine, largage des amarres, direction les copains. Paris, Kuk et Nyl pour commencer, essayer un peu ma nouvelle chambre puis Bruxelles pour voir mon demi-belge préféré et son scénariste d'invité par la même occasion (à ce propos, je rappelle ou j'informe : le 9 décembre, Kris est à Bruxelles pour une rencontre sans dédicace (on insiste bien sur ce point), afin de parler de ses albums, de son métier, et de tout et de rien. Ca se passe à la cantine de Cubik, le Blue Bayou (sympa, copieux, pas cher), à partir de 19h, et toute bonne âme est la bienvenue. Les mauvaises âmes (chasseurs de tous poils), on les tape jusqu'à ce qu'elles soient bonnes, et après elles sont bienvenues. De toutes façons, Kris a montré son talent de dessineux sur Bubulle ya quelques temps, je crois pas que ça va attirer beaucoup d'obsédés du livre d'or...) Les âmes en demi-teintes, elles se démerdent d'acheter des couleurs, et pour les détails, c'est Cubik qui s'en occupe, tu lui demandes. Je vais pas tout faire à sa place, il se démerde un peu).


Nan, là, c'est limite la demi-molle.


Et pis tiens, ce week-end, je pouponne mon neveu de 7 mois. Les gosses des autres, c'est bien, ça permet de satisfaire ses envies de gagatisme (oui, ça m'arrive, je ne suis qu'un faible homme.)



...



(Bon, enfin, je suis un faible être indéfini, quoi), sans se faire emmerder au quotidien. Et comme en plus Thomas (aka Tibou, la belle-soeur est d'une originalité folle, ou alors elle est obsédée par ma plastique. Je vais pencher pour ce qui flatte mon ego, tiens) est le genre de gosse pas chiant qui passe sa vie à te faire des sourires en bavant arheu sur ton nouveau pull (personne n'est parfait) et à chouiner une fois par mois, ça va être fun. Limite si ça sent mauvais quand il remplit sa couche. Nan nan, il est bien, ce ptit bout de mec. En plus il me ressemble quand j'étais p'tit (oui, une fois de plus, personne n'est parfait, je sais, bande d'enculés).


Pus qu'à trouver du boulot, ou mieux encore, à hériter de mon tonton d'Amérique et j'aurai tout du gars plein d'avenir. Si mon grand-père me voyait comme ça, ça lui ferait tout chaud dans son gros coeur.


Ah et pis ce matin, que vois-je? Cubik en 49e position du top Blog Rank d'over-blog. C'est qui la star des bloggeurs, hein, connard ? On fait moins le malin, maintenant. Encore un peu et tu te retrouveras au même niveau que la fan des Feux de l'amour. si c'est pas la gloire, ça...


Le premier qui me gâche ma joie a droit à sa minute de violence gratuite, zêtes prévenus.

Par tibou - Publié dans : tiboudblog
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Jeudi 9 novembre 2006

"En postant ce dessin sur mon blog, je m'engage à ne pas voter pour le candidat Nicolas Sarkozy pour des raisons qui ne concernent que moi, c'est pourquoi, je ne répondrai a ceux qui pourraient me parler de cet engagement que si j'en ai envie."

j'aime bien l'air de crétin du personnage, ça va bien avec la crétinerie du concept. J'adhère donc.

et oui ça me fait une note à peu de frais.


Et  oui, je vous emmerde.


Mais pour que la lumière se fasse dans vos esprits, pour que le dit concept se fraie un chemin dans vos petites têtes, oui, vous qui n'êtes pas encore au courant (bande de has been),  l'explication, c'est par  la
 
Par tibou - Publié dans : tiboudblog
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Mercredi 8 novembre 2006

Bon, les Démocrates ont gagné, ils se bourrent la goule au champagne que c'est leur droit le plus strict et qu'ils ont bien raison. C'est la fête, ya même un démocrate musulman qui a été élu au Minnesota, et la chaise du président de la Chambre des Représentants va pouvoir goûter pour la première fois à la douceur d'un fessier féminin, celui de Nancy Pelosi. C'est dire si c'est la bamboula chez les ânes. Je pense que quand la conférence de presse va se tenir la maison blanche, il y aura déjà une paire de vomis bleus un peu partout dans le pays. Bref, c'est beau.


Mais que ça ne nous fasse pas oublier un autre sujet de réjouissance : te rappelles-tu, lecteur, de cette magnifique loi promulguée dans le Dakota du Sud il y a quelques mois ? Mais siiii, tu sais bien, ça se passait le 6 mars, et ça a donné des sueurs froides dans le dos de toutes les femmes normalement constituées et à pas mal d'hommes en prime... Non ?


Alors rafraîchissons ta mémoire. Le 6 mars, donc, par une magnifique journée de pré-printemps qui n'avait rien demandé à personne, les dirigeants du Dakota du Sud ont perdu la boule. Fut promulguée une loi (par le gouverneur -républicain- Mike Rounds ) interdisant l'avortement. Jusque là, rien de bien exceptionnel dans ce pays où les pro et les anti-avortement se tirent la bourre depuis des lustres, c'est triste, choquant, dommage, grave une saloperie sa mère et tout un tas d'autres qualificatifs de ce genre, mais là où on commence à vraiment trembler, c'est en regardant plus attentivement le texte. On se rend alors compte que :


1/ L'avortement est interdit dans absolument tous les cas, y compris en cas de viol ou d'inceste, et ce même si la santé de la mère est en danger.


2/ la seule exception à cette règle est lorsque la mère est mourante. Dans ce cas un médecin peut pratiquer un avortement, mais pour sauver la vie du foetus et celle de la mère (je me demande bien ce qui se passe dans le cas où le médecin sait que le foetus n'a aucune chance de survivre. On laisse la mère crever aussi? Tout ou rien?).


Bref, pour le coup, ce sont les intégristes purs et durs qui ont du faire une sacrée chouille. Ah ça, on a dû en bouffer des hosties et du vin de messe en récitant les notre père...


Eh ben elle aura tenu 6 mois, cette loi. Pourquoi ? Parce que les braves gens du Dakota du Sud se sont sorti les doigts du cul et se le sont remué (le cul), histoire de pétitionner. Et quand ils ont eu assez de signatures, ils ont fait jouer une jolie clause qui leur a permis d'imposer un référendum sur cette loi dans leur état. Le résultat, il est là aujourd'hui, apu la loi, pa'tie la loi. Et du coup, ce ne sont pas seulement ces ânes de démocrates qui se beurrent la gueule comme des porcs dans les rues du Dakota du Sud ce soir, mais la grande majorité de la population qui pousse un ouf de soulagement en même temps qu'un rot salvateur, bien qu'aviné, pendant que le gouverneur se met son joli texte bien profond là où la lumière ne fait que de rares incursions. J'espère que ça gratouille.


Et puis je me dis qu'on devrait avoir ce genre de garde-fou en France. C'est vrai, quoi, à quoi ça sert une pétition, ici, sinon à ce que nos dirigeants en rigolent en se torchant le cul avec le soir-même ? Ça existe déjà dans pas mal d'états européens, mais nos dirigeants à nous (à part Ségolène qui en parle un peu, je crois) y sont très réticents. Pas étonnant en même temps, au lieu de nous chier dessus sans conséquence immédiate, ils prendraient maintenant le risque de se voir mettre le nez dans leur merde toute fraîche (on l'a toujours dit, quand on veut éduquer son animal de compagnie, on lui met le nez dans sa connerie tout de suite ou il oublie. Et comme un politique, ça a bien moins de mémoire qu'un chien, faut vraiment se grouiller...)


En tous cas, moi, cette nouvelle là m'a mise en joie hier matin. Bon, ça a un peu disparu quand j'ai vu que 4 états (et c'est pas fini...) avaient interdit le mariage homosexuel, mais quand même, ya des jours où on croirait presque en l'humanité...

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Mercredi 8 novembre 2006

Quand on connaît Cubik, on sait qu'à un moment ou à un autre une discussion avec lui va tourner autour de la patate. C'est comme ça, ça fait partie des grandes lois de la nature. Il est lié à la patate comme Claude est lié aux calembours pas drôles, Nyl à la gentillesse, Man au nanisme, Deck aux pyjamas Corto Maltese, moi au nettoyage de frigo ou Guewan au caca. C'est pour cela que cette note, Cubik, amateur de patates devant l'éternel, tu en es l'inspirateur. Je te la dédie donc humblement, à toi ma muse, toi le digne successeur de Parmentier au firmament de la patate. Qu'un plat à base de ce succulent aliment soit baptisé en ton nom, qu'il déborde de crème et de vinaigre, de reblochon et de raclette.


Mais revenons-en un peu à nos patates à nous. Cubik, toujours lui, nous confiait il y a quelques temps une de ses madeleines, un plat forcément magnifique de goût, de texture, de fondant et autres doux mots qui ne font pas appel à la diététique (diététique, qui, je le rappelle, d'après la mère médecin de Claude, une éminence dans son domaine, consiste à ne pas prendre de fromage après la truffade. Oui, je sais, c'est dur, mais c'est une erreur diététique, c'est comme ça), j'ai nommé les patates à la crème.


Et moi ça m'a rappelé une de mes propres madeleines (qui n'en est pas vraiment une, parce que c'est pas comme si j'en mangeais pas encore aujourd'hui, mais bon, quand même, hein. Et de toutes façons, je suis chez moi de nouveau ici.). Et comble de la coïncidence (comme quoi quand même la nature est bien faite), devine donc, lecteur, à base de quoi ce petit met de mon enfance est fait? Je te le donne en mille : à base de COURGETTE, bien sûr.


...

Nan; c'est pas ça. C'est pas de ça que je voulais parler. La ratatouille, c'est à chaque fois que je vois cet âââââuteur de Deck. Cubik, relève toi, meurs pas tout de suite, je m'a trompé, c'est touuuut. Nous parlions bien sûr des PATATES ROTIES aujourd'hui. Voilà, c'est de ça que je voulais parler dans le profond dedans de moi même aujourd'hui.


Alors attention. Les patates rôties, qu'on se le dise, c'est une des Rolls des recettes de la patate, le top du top, la crème de la crème, bref un truc qu'on s'en remet pas.


Compris ?


Et pas de contestation possible.


Nan nan nan.


Chuuuuut.


Mettons tout de suite les choses au point pour tous les apprentis marmitons, patateurs du dimanche et autres morveux novices qui se la pètent comme des cadors en croyant tout connaître de la patate : les patates rôties n'ont rien à voir avec des patates rissolées. Que cela soit clair, bien enfoncé dans la petite tête de tous ces would-be kings of the patate, c'est pas parce qu'il y a de l'huile que c'est la même chose. Car la patate rôtie à une texture unique et identifiable à la première bouchées, cher lecteur, un croquant bien à elle, un fondant inimitable, une façon d'absorber le gras qu'elle ne doit à personne.


Alors, pour faire de bonnes patates rôties, de quoi avons nous besoin ? De patates, bien sûr! (nous allons de révélations en révélations aujourd'hui, je te sens haletant, lecteur). Mais de quoi d'autre? De gras, bien entendu, sous forme liquide, s'il te plaît. Le beurre, s'il est délicieux et se marie parfaitement à la patate n'a pas sa place ici. Out! Bien. Il faut du sel aussi, important, ça le sel. Et? C'est tout? Non non non, il manque le plus important, il faut une bonne cocotte, de préférence celle de ta maman, lecteur, ou même de ta grand-mère, enfin une cocotte qui a vécu, qui a de l'expérience et qui attache un peu. Bon, on a tout c'qu'il faut, on y va. On épluche les patates, on les coupe en 4 dans le sens de la longueur et on découpe la dedans des morceaux de 2cm d'épaisseur. On fait chauffer l'huile dans la cocotte pendant ce temps, à feu moyen, et quand elle est chaude, hp, on jette les patates, et on couvre. On laisse ensuite cuire à peu près 1/4h 20 min, c'est selon l'épaisseur des patates, en remuant toutes les deux trois minutes. Faut laisser le temps que les pommes de terre attachent un peu mais qu'elles ne crâment pas, sinon on a un sacrilège qui vaudra au malheureux imprudent l'ayant commis une damnation éternelle de St Cubik, et ça, lecteur, tu ne veux pas connaître, je t'assure. C'est ça le secret. On sale, et au bout de 20 minutes, hop on se retrouve avec un chef d'oeuvre de la cuisine familiale, une patate avec une croûte assez dure mais pas trop, juste comme il faut, et un intérieur fondant comme c'est pas permis. Après, lecteur, tu l'accommode comme tu veux, moutarde, salade, endives, fromage, tout en même temps, c'est comme tu veux tu choisis.


C'est ça, le pouvoir de la patate.


La prochaine fois, on parlera pâté lorrain, hein, parce que quand même, les Sarthois n'ont pas le monopole du gras. 

Par tibou - Publié dans : tiboudblog
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Mardi 7 novembre 2006

Ou plutôt dans le grand cirque que sont les élections présidentielles Américaines.


Car oui, lecteur, les élections Américaines, c'est le bintz, le bordel, ou encore une espèce de grosse méduse avec des bras partout qu'on sait plus qui est qui et qui va où. Et ce ne sont pas nos grands amis les journalistes français qui vont nous aider, car manifestement ils n'y captent pas un microbit de plus que le pékin moyen. Un exemple? Allez, hop .


J'aurais pu le prendre sur le site du Monde ou ailleurs, le mot d'ordre est de toutes façons: on inonde le gars de chiffres, ça fera super sérieux et ça noiera le poisson, on aura moins l'air con à ne manifestement rien connaître au système électoral ricain.


Bon, en même temps, ya plus simple, comme système, c'est sûr. Déjà, là, on a trois élections en une, c'est déjà beau. Mais comme les élections, ça coûte cher, et que les élections dans un pays fédéral géant, ça coûte un fric faramineux (rien que pour payer les machines à voter électroniques-qui-marchent-cette-fois-c'est-sûr-sûr-sûr-enfin-on-en-est-quasi-certains-à-20%-alors-vous-voyez-bien, et qui ont déjà eu des ratés lors des primaires, j'ose même pas imaginer le pactole qu'il a fallu raquer...), ben on en profite un peu partout pour y caser en même temps 200 référendums locaux. Si ça c'est pas de l'optimisation...Le Texan moyen doit déjà être un peu perdu dans tout ça, alors le Français qui cherche à piger sans connaître le système, hein...


Donc aujourd'hui, pédagogie, apprentissage et leçon d'éducation civique. Parce que ma gentillesse naturelle me pousse à révéler les rouages intérieurs de ce gros bordel, et puis comme ça au moins mes cours de fac auront servi à quelque chose.


On commence par la base : Le Congrès Américain est constitué de deux chambres, la Chambre des Représentants (435 sièges renouvelés entièrement tous les 2 ans, répartis par état selon leur population, réévaluée tous les 10 ans. Ex : 53 Représentants en 2000 pour la Californie, et 1 pour l'Alaska, ce qui me fait dire qu'il y a un peu plus de gens en Californie qu'en Alaska, mais là je m'avance peut-être un peu...) et le Sénat (100 sièges, 2 par état. Les sénateurs sont élus pour 6 ans, et les sièges sont renouvelés par tiers tous les deux ans, presque comme en France, quoi).


Les élus de ces chambres le sont au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire uninominal à un tour. Traduction : celui qui a le plus de voix gagne au premier tour, et il n'y a pas de grands électeurs comme aux présidentielles. Mais comme il y a des petits malins qui ne peuvent rien faire comme tout le monde, en Louisiane ça ne se passe pas comme ça, puisqu'il y a deux tours. Pourquoi, comment ? Figure toi lecteur que je n'en ai absolument aucune idée. Demande à un journaliste, il ne saura pas plus te répondre, mais au moins tu me lâchera la grappe.


Bien. Donc cette année, on a droit à l'élection de 435 Représentants et de 33 Sénateurs, soit une bonne partie du corps législatif. Il faut savoir que le Congrès aux Etats-Unis, c'est pas de la gnognote. Le président, sans l'appui du Congrès, il est un peu dans la merde, pire qu'en France, puisqu'ils se mêlent aussi de politique étrangère. Clinton en a fait les frais, en a été super frustré, et du coup, comme il s'emmerdait un peu à la maison blanche a être pieds et poings liés, il passait le temps à se faire faire des turluttes par ses secrétaires (ceci est une théorie personnelle non-étayée, comme toute théorie journalistique qui se respecte. Mais je dois pas être loin de la vérité). Autant dire que si le Congrès est à majorité Démocrate (ce qu'il n'a pas été depuis douze ans, mais ça c'est des chiffres, le premier journaliste venu saura te les donner, lecteur) après les élections, on va rigoler. Mais revenons-y justement, à nos fameuses élections.


Donc dans certains états, il y aura deux élections différentes. 2 ? Que nenni, que nenni, 3 en fait. Ben oui, puisqu'il faut aussi élire 36 gouverneurs cette année. Et c'est là que c'est drôle. Un gouverneur, c'est élu pour trois ans plus ou moins (j'écris plus ou moins, lecteur, parce que comme c'est pas assez bordélique comme ça, ya pas un gouverneur qui prend ses fonctions le même jour qu'un autre dans ce pays...), au suffrage universel, scrutin majoritaire uninominal à un tour (sauf, sauf où, cher lecteur attentif ? Une bise sur la fesse de son choix au premier qui trouve). Cette année, c'est dommage, on passe à côté du grand show que constitue l'élection du gouverneur de Californie, noyée qu'elle est dans la masse. C'est con, en 2003, on avait quand même droit à Schwartzy, au nain d'Arnold et Willy, à une actrice porno... Bon, en cherchant bien, je suis sûr qu'on peut trouver des journalistes qui vont nous donner des chiffres là dessus.


Bref. C'est plus clair comme ça, non? Non? C'est normal. Déjà que pendant les présidentielles ya eu pas mal de ratés, de gens qui appuyaient pas sur le bon bouton, mais là, avec 3 élections différentes, sans compter d'éventuels référendums locaux qui n'ont rien à voir avec le schmilblick, je sens que ça va durer (''mais je voulais pas voter contre le mariage homosexuel, je voulais voter Schwartzy, moiiiii!!!''). D'ailleurs, ça commence déjà : les machines ne marchent pas si bien que ça (quelle suuuurpriiiise, on nous avait pas encore fait le coup...) les démocrates, qui craignent de se faire voler des voix, ont recruté plein d'avocats (pour le chiffre exact, voir un journaliste) pour surveiller les élections. La confiance règne. Et Yahoo nous dit que, je cite : ''Une équipe de 16 experts en élections de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) est présente aux Etats-Unis pour s'assurer du bon déroulement du scrutin ''. Pourquoi des européens viennent foutre leur nez là dedans, qu'est ce qu'un expert en élection de l'OSCE (ou même un expert en élection tout court)... aucune idée, forcément, le journaliste il donne des infos, hein, il dit pas pourquoi...


Mais bon, le résultat, je te le donne tout de suite, lecteur, car je suis devin, au moins autant que tous les experts cités par les journalistes français (oui, parce que le journaliste est sérieux, il cite des experts, en quoi, on n'en sait rien, mais ils sont experts. L'expert en politique, ça doit être l'équivalent d'un économiste en... économie, oui, tout à fait. C'est à dire que ça prévoit, et ça se plante lamentablement 4 fois sur 5 mais tout le monde s'en fout parce qu'on a déjà oublié le lendemain ce qu'il a pu dire, lui inclus. C'est dire qu'on doit les prendre au sérieux, ces morpions là, sont indispensâââââbles, monsieur.).


Donc selon le peuple, les démocrates devront se marier homosexuellement avec les républicains catholiques femmes de plus de 52 ans, avoir un salaire minimum relevé de 0,2% de 4 à 5 h du matin entre le 4 février et le 6 mars 2012 et prendre leurs fonctions le 8 juin 2008 à 3h16 du matin pour promulguer le retour de la peine de mort par le pal, le premier condamné étant George W. Bush, pour s'être décrotté le nez avec ses doigts a lieu d'un coton tige dans un lieu public. C'est beau, les nouvelles technologies, non?



Bienvenue en démocratie, les gars...

Par tibou - Publié dans : tiboudblog
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Jeudi 18 août 2005
...ou le roman le plus abouti de John King. Un petit bijou de bouquin dans lequel King va droit à l'os et expose sans fard la vie de Joe, de sa jeunesse de petit punk de la banlieue de Londres en 1977 jusqu' à l'âge adulte, de retour à Slough après une longue fuite en Chine.  

Human Punk vaut avant tout par la vie qui se dégage de ses pages. King choisit d'écrire à la première personne, et nous montre la banlieue de Londres par les yeux de ce gamin aux idées bien arrêtées, pour qui le punk et l'esprit s'en dégageant est à peu près tout ce qui compte dans la vie. En découle un regard à la fois très dur et tendre de son entourage. Le travail n'est encore qu'un moyen d'avoir de l'argent de poche pour acheter le dernier 7" des Clash, mais les bastons sont déjà bien réelles, et un gosse de 15 ans à Slough a déjà appris à éviter les mauvaises. Pas celles ou on finit la tête bombée couleur or, mais les vraiment méchantes, comme celle où il se retrouvera avec son meilleur ami Smiles jeté d'un pont dans le Canal Grand Union, le nouveau badge des Sex Pistols de Smiles planté dans sa joue.

Ce regard sur le monde ne changera pas vraiment à mesure où Joe vieillit. Son voyage à Hong Kong l'apaise quelque peu, au punk des débuts succède le Sandinista! du Clash et le reggae pur, mais son esprit reste rivé à ce jour là, celui où il a sauvé Smiles de la noyade. Le jour où Smiles a changé, où il n'a plusmérité son surnom.

De tous les écrivains Britanniques actuels, King est probablement un de ceux qui décrit le mieux le monde ouvrier, ses aspirations, sa compléxité et la déprime bizarrement teintée d'optimisme des banlieusards Londoniens qui vivent dûrement de petits boulots en petits boulots, mais qui prennent la vie sans arrière-pensée. Surtout, King évite le cynisme mordant dont Irvine Welsh (Trainspotting) est friand, et dont il abuse parfois pour décrire la vacuité de la vie de ses personnages minés par la drogue, la solitude et la situation de l'Ecosse. King sait parfaitement retranscrire la colère de Joe, mais il en fait un personnage généreux qui, s'il n'est pas totalement sûr de lui, tente d'avancer. Welsh appuie toujours là où ça fait le plus mal, jusqu'au rire gêné, et montre du doigt le sur-place et même la régression de la société, King a choisi un optimisme un peu déprimé mais communicatif, où la solidarité et l'amitié ont encore un sens profond. Son style ressemble à de l'écriture automatique, il en a en tous cas la musicalité. A la manière d'un Kerouac (dont on reparlera sûrement plus tard) dont le style s'apparente au jazz, tout en improvisation, en ajout de petites touches subtiles qui modifient imperceptiblement le rythme, la mélodie de la phrase, King plante des riffs rageurs et simples, au rythme saccadé par une pléthore de virgules, souvent répétés et servis par discours social, en alternance avec des plages plus calmes, plus dub, où le feeling domine complétement une écriture qui ne perd pourtant rien de son mordant.

Et si là, lecteur à crête, tu n'as pas encore ressorti tes vieilles Doc Martens à 10 oeuillets, mis God Save the Queen à fond les ballons et acheté une robe en latex rose à ta copine, je ne sais pas ce qu'il faut faire. 
 
Par tibou - Publié dans : bouquins, disques...
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Samedi 9 juillet 2005
Hop, histoire de ne pas s'encrouter de trop, je crée une nouvelle rubrique, gentil lecteur. Bon, je ne vais pas dire qu'elle est particulièrement originale, pardon pardon. Mais elle me permettra au moins de faire un p'tit bilan des albums, bandes dessinées, livres, films, même, soyons fous, qui m'ont particulièrement marqué et ont forgé ce goût très sûr qui s'étale devant tes yeux à chaque fois que je mets à jour ce blog, c'est à dire des fois. Et puis comme je déteste les listes, ouvrir une rubrique esqueprès pour ça m'obligera à développer au lieu de faire ma feignasse dans le jardin.

Il n'y aura pas d'ordre, la dedans. J'aime pas les classemements. Alors ça sera plutôt un joyeux bordel dans lequel il faudra te retrouver, lecteur persévérant, et où, j'espère, tu trouveras parfois matière à écouter/lire/voir.

Bon voyage...

the pogues if i should fall from grace with god

Un album que je ne pensais pas aimer autant, et aussi longtemps. Découverte : 92, totalement par hasard, puisque mon frère l'avait récupéré je ne sais où. Et comme il aimait bien me déranger quand je lisais mes bouquins de la bibliothèque verte, ce salopard, j'ai pris le premier titre de la galette à un petit 120 décibels dans les esgourdes.

Ca marque. Je te jure, lecteur sourd, ça marque. Parce qu'il ne faut en aucun cas se fier à cette couverture sage (qui contraste d'ailleurs pas mal avec celles de leurs précédents albums, entre le logo de Red Roses for me qu'on croirait tiré d'un album de Death Métal et la couverture de Rum Sodomy and the Lash (quel titre, bon dieu, quel titre!!) et son détournement du Radeau de la Méduse, on s'attendait pour ce troisième opus à plus d'exubérance), ce disque en a dans les tripes. Et pas qu'un peu. Rythme effréné, dansant en diable, mélodies imparables, un groupe solide et une voix, bon dieu, une voix ! Eraillée, vacillante, avec une morgue incroyable, toujours à la limite entre le chant juste et le gros n'importe quoi, je te présente Shane Mc Gowan, lecteur bruitiste, l'édenté touché par la grâce. Le mec capable de te vomir à la gueule un brûlot tout droit sorti de l'enfer et l'instant d'après de sortir de ses cordes vocales noyées de bière  la chanson la plus poignante que tu aies jamais entendu. Un poète déglingué et alcoolique, un cliché à lui tout seul.  

Les Pogues, en 89, à la sortie de If I Should Fall from Grace with God, sont en plein succès. Rum Sodomy and the Lash, produit par Elvis Costello, et renfermant leur chanson la plus connue, Dirty Old Town, s'est très bien vendu pour un album de label indépendant, et il est évident qu'ils rentrent en studio avec un budget conséquent. Un véritable tournant, pour un groupe qui revendique bien haut son côté punk et a enregistré deux disques de Folk Irlandais à la production sèche et minimaliste. Là, ils se retrouvent avec un orchestre conséquent, un son léché. Le changement est énorme, d'autant plus que Cait O'Riordan, l'ancienne bassiste, est partie convoler avec Costello, et que deux nouveaux membres intègrent le groupe. On craint les Pogues assagis. On se trompe lourdement, comme le prouvent les trois premiers morceaux de l'album, et surtout Bottle of Smoke, probablement le titre le plus violent de leur répertoire, où Mc Gowan débite une histoire de canasson s'appelant Bottle of Smoke (!) à un rythme hallucinant tandis que Spider Stacy hurle à s'en péter la voix. Le plus grand nombre de musiciens et le son font leur effet. Les titres sont compacts, assez lourds, sans être gras. Autre changement, et de taille, Les Pogues avec ce disque, sortent parfois de leur registre habituel, et s'essayent à de nouvelles sonorités (Turkish Song of the Damned, Fiesta...) avec réussite.

Mais Mc Gowan et sa troupe ne sont jamais aussi forts que lorsqu'ils sortent une ballade mélancolique, et ils le prouvent sur ce disque avec l'énorme Thousands are Sailing, chanson sur le mal du pays des Irlandais partis pour le Nouveau Monde pour échapper à la famine qui ravageait leur île.

If I Should Fall form Grace with God n'est peut-être pas le meilleur album des Pogues, et la version CD, qui contient deux morceaux (très dispensables) en plus, n'aide pas à voir toute la cohérence du disque original. Mais il reste un essai remarquable, sincère, et porté par une brochette de musiciens doués, un tournant très bien négocié pour un groupe qui avait beaucoup à perdre à se mettre en danger de la sorte. Ils en sont ressortis grandis.

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