Tu connais Scott Pilgrim? Non? C'est un tort, parce que c'est une des séries les plus drôles de ces dernières années.
Scott Pilgrim est un jeune homme de 25 ans habitant Toronto, issu de l'esprit de Bryan Lee O'Malley. Insouciant, feignant, un brin crétin, il habite dans un bouge avec son ami homo Wallace, est bassiste dans un groupe, Sex Bob-omb, et sort avec une lycéenne Asiatique, Knives. Tout se passe bien jusqu'au jour où une drôle de fille en roller s'incruste dans ses rêves, avant de lui apparaître en réalité à la bibliothèque. La vie de Scott change alors du tout au tout.
Scott Pilgrim, c'est avant tout un mélange réussi de jeu vidéo, de comics, de manga. Pas de temps mort, du crétinisme à haute dose et un côté feuilleton en font une série hautement addictive. Mais surtout, Bryan Lee O'Malley a beau multiplier les gags gros comme moi, les retournements de situation invraissemblables, les clichés effarants, il arrive toujours à faire passer le tout grâce à des dialogues percutants, vifs. Ca fuse de partout, c'est souvent inattendu...
(clique pour aggrandir)
Bref, si tu veux savoir si Scott arrivera à vaincre les 6 ou 7 mauvais ex-petits amis de ramona, si Knives prendra bien le fait que Ramona entre dans la vie de Scott, si Sex Bob-omb arrivera à terminer un concert un jour, et si tu veux un excellent sitcom en bd, prends toi Scott Pilgrim.
Scott Pilgrim's precious life, Scott Pilgrim vs the World, et Scott Pilgrim and the Infinite Sadness, par Bryan Lee O'Malley, Oni press, 11$95 le volume, série en cours.
Et puis le morceau du jour est tiré de l'album Out of Nowhere, de Jimi Tenor. Issu du label Warp, qui abrite entre autres tarés électroniques Aphex Twin et Autechre, le finlandais Jimi Tenor propose des morceaux jazzy un peu bricolés à côté de trucs plus « blip blip ». Cet album précis fut réalisé avec l'aide d'un orchestre, le Grand Orchestre du théâtre de Lotz, en Pologne. Un peu inégal mais quand il se lâche, c'est du très très bon.
C'est parti pour Spell, qui aurait pu faire bouger un petit paquet de popotins à la fin des 70's.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander


Le morceau du jour est tiré de l'une de mes bonnes surprises de cette année. Jesu, c'est le side-project de Justin Broadrick, frontman de Godflesh, que tout amateur de bon bruit se doit de connaître. Je m'attendais donc à du hurlement, de la noirceur, à quelque chose de plus hargneux encore que Godflesh, et à mon grand étonnement, pas du tout. Jesu, c'est tout ce que j'aime : une guitare lourde, pesante, un riff répété tout le long du morceau, hypnotique, un clavier bien présent mais pas envahissant, une boîte à rythme très discrète, une batterie et une basse donnant un rythme lent, lancinant, accentuant l'impression d'hypnotisme, et un Broadrick qui montre qu'il sait chanter normalement. Ça reste bien entendu très sombre, comme musique, comme l'indique la (très belle) couverture du disque (un ep de 4 titres).
et l'extrait du jour, c'est Jane's addiction : Jane says (extrait de
Commentaires