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Lundi 25 décembre 2006 1 25 /12 /2006 08:00


Tu connais Scott Pilgrim? Non? C'est un tort, parce que c'est une des séries les plus drôles de ces dernières années.

Scott Pilgrim est un jeune homme de 25 ans habitant Toronto, issu de l'esprit de Bryan Lee O'Malley. Insouciant, feignant, un brin crétin, il habite dans un bouge avec son ami homo Wallace, est bassiste dans un groupe, Sex Bob-omb, et sort avec une lycéenne Asiatique, Knives. Tout se passe bien jusqu'au jour où une drôle de fille en roller s'incruste dans ses rêves, avant de lui apparaître en réalité à la bibliothèque. La vie de Scott change alors du tout au tout.


Scott Pilgrim, c'est avant tout un mélange réussi de jeu vidéo, de comics, de manga. Pas de temps mort, du crétinisme à haute dose et un côté feuilleton en font une série hautement addictive. Mais surtout, Bryan Lee O'Malley a beau multiplier les gags gros comme moi, les retournements de situation invraissemblables, les clichés effarants, il arrive toujours à faire passer le tout grâce à des dialogues percutants, vifs. Ca fuse de partout, c'est souvent inattendu...

 


(clique pour aggrandir)


Bref, si tu veux savoir si Scott arrivera à vaincre les 6 ou 7 mauvais ex-petits amis de ramona, si Knives prendra bien le fait que Ramona entre dans la vie de Scott, si Sex Bob-omb arrivera à terminer un concert un jour, et si tu veux un excellent sitcom en bd, prends toi Scott Pilgrim.

 

Scott Pilgrim's precious life, Scott Pilgrim vs the World, et Scott Pilgrim and the Infinite Sadness, par Bryan Lee O'Malley, Oni press, 11$95 le volume, série en cours.



Et puis le morceau du jour est tiré de l'album Out of Nowhere, de Jimi Tenor. Issu du label Warp, qui abrite entre autres tarés électroniques Aphex Twin et Autechre, le finlandais Jimi Tenor propose des morceaux jazzy un peu bricolés à côté de trucs plus « blip blip ». Cet album précis fut réalisé avec l'aide d'un orchestre, le Grand Orchestre du théâtre de Lotz, en Pologne. Un peu inégal mais quand il se lâche, c'est du très très bon.


C'est parti pour Spell, qui aurait pu faire bouger un petit paquet de popotins à la fin des 70's.


Par tibou - Publié dans : bouquins, disques...
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Dimanche 24 décembre 2006 7 24 /12 /2006 12:58

Le morceau du jour est tiré de l'une de mes bonnes surprises de cette année. Jesu, c'est le side-project de Justin Broadrick, frontman de Godflesh, que tout amateur de bon bruit se doit de connaître. Je m'attendais donc à du hurlement, de la noirceur, à quelque chose de plus hargneux encore que Godflesh, et à mon grand étonnement, pas du tout. Jesu, c'est tout ce que j'aime : une guitare lourde, pesante, un riff répété tout le long du morceau, hypnotique, un clavier bien présent mais pas envahissant, une boîte à rythme très discrète, une batterie et une basse donnant un rythme lent, lancinant, accentuant l'impression d'hypnotisme, et un Broadrick qui montre qu'il sait chanter normalement. Ça reste bien entendu très sombre, comme musique, comme l'indique la (très belle) couverture du disque (un ep de 4 titres).


Bon allez, c'est parti pour Wolves.


Par tibou - Publié dans : le morceau du jour
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Samedi 23 décembre 2006 6 23 /12 /2006 21:47

Depuis le temps qu'on m'en disait du bien, que certains me harcelaient de leur « putain, tu l'as pas encore lu, c'est pourtant pas un gros bouquin, qu'est ce que t'attends, grosse tanche ! Il y a tout dans ce livre, tu ne peux qu'adorer... » et patati et patata. La 1ère vérité, c'est que j'ai différé la lecture de mon premier Fante à cause de ces hystériques du compliment. La deuxième vérité, c'est que je suis devenu un hystérique du compliment depuis que j'ai lu Ask The Dust.


Ask the Dust est le 3e roman d'un ensemble de 4, mettant en scène un écrivain italo-américain, Arturo Bandini. Dans le premier, Wait until Spring, Bandini (Bandini), le seul écrit à la troisième personne, Fante raconte un hiver au Colorado chez les Bandini, avec un Arturo en école primaire, amoureux hargneux et possessif de la première de sa classe. Dans The road to Los Angeles (La route de Los Angeles), Arturo a une vingtaine d'années, et vit dans la banlieue de Los Angeles. Apprenti romancier mégalomane, narcissique, raciste et communiste, il se heurte à la réalité du travail et à la dévotion à Dieu de sa mère et de sa soeur.


Mais là, nous parlons de Ask the Dust. Arturo est enfin parvenu à Los Angeles, mais la vie pour un idéaliste mégalomane n'est pas vraiment rose. Arturo n'a réussi à publier qu'une nouvelle, et il vivote dans une chambre dont il ne parvient plus vraiment à payer le loyer. Et puis un jour, dans un café, il va rencontrer une serveuse, et entamer une relation d'amour-haine avec elle.


Fante se fout de l'intrigue de son roman comme de sa première chemise. Ce qui lui importe, c'est de dépeindre des personnages, leurs interactions, les enjeux qui se jouent entre eux, le plus justement possible. Confronter Arturo le Rital, victime de racisme, raciste lui-même par hargne, personnage extrême, flamboyant, à une serveuse Latino au caractère plus qu'affirmé. Le reste, c'est 160 pages de bonheur, d'émotions exacerbées, de passages magiques, durs, drôles, passionnés. Fante va directement à l'os, dépouille ses phrases de tout ornement superflu, n'en laisse que la moelle. Et continue de construire l'un des plus beaux personnages de roman du XXe siècle, un homme que l'on adore détester, que l'on ne peut s'empêcher de trouver sympathique malgré ses énormes défauts. Un homme qui se cherche, un roquet bruyant et hargneux, mais aussi un homme aimant passionnément, sans restriction.


Ask the Dust est un roman magnifique de concision et de justesse.

 

et l'extrait du jour, c'est Jane's addiction : Jane says (extrait de Nothing's shocking)



Par tibou - Publié dans : bouquins, disques...
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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /2006 21:41

Le contrôleur annonce qu'il est arrivé à destination. Pendant le trajet, il n'a cessé de regarder à travers la vitre. Son visage, en transparence, et le paysage lorrain, mort, gris, blanc. Il neige depuis plusieurs jours. Avec un peu de chance, il aura droit à un Noël blanc. Il aime bien, ça lui rappelle son enfance, la route glacée qui servait de piste de luge et les engueulades des adultes qui trouvaient ça dangereux; les bobs improvisés avec des sacs poubelle et du foin, qui glissaient 2 fois plus que ceux qu'on achetait en ville; le champ près du blockhaus, sa petite descente et la mare gelée en contrebas. Le but du jeu était d'arriver à ne pas casser la fine couche de glace en descendant la piste. Une année, il avait passé Noël au lit avec 40° de fièvre à cause de sa défaite, la veille, au jeu de la mare.


Aujourd'hui il regarde. Il observe les arbres sans feuilles, le ciel sans soleil. Paysage désolé, monotone, mais qui inspire calme, silence. Et puis la ville. La neige en ville n'a rien de beau, ou de poétique, elle perd tout ce qui fait son charme à la campagne. En ville, les enfants font des bonshommes de boue, les gens glissent dans une substance brunâtre, le sel colle aux vêtements. Elle devient un hideux et sale désagrément, dangereux et sournois. Fière et rancunière, elle se venge sur ceux qui la défigurent.


L'hiver, et Noël plus particulièrement, n'est pas la meilleure période de l'année pour découvrir Nancy. Le ciel plombé s'accorde aux tons grisâtres des bâtiments pour en faire une ville triste, où seules les places Stanislas et Carrière parviennent à garder du cachet, grâce aux dorures, aux grilles en fer forgé et aux fontaines qui les entourent. Le centre-ville est noir d'un monde en retard pour les achats de cadeaux, ou de curieux venus découvrir le minuscule marché de Noël sur la place Maginot. Tout le long de la rue St-Jean/St-George, l'artère principale du centre, des hauts-parleurs crachent la voix de jeunes femmes faussement enjouées qui chantent des comptines insupportables. En dessous de l'un d'eux, devant la vitrine d'une chocolaterie de luxe, un SDF vend le journal de l'association qui l'aide à trouver un logement.


Lui fait partie de toutes ces personnes qui traînent des pieds jusqu'au dernier moment pour trouver un cadeau à ses proches, et qui râlera contre les imbéciles qui traînent des pieds jusqu'au dernier moment pour trouver un cadeau à leurs proches lorsqu'il arpentera les rues de la ville à la recherche du bonheur des autres. Au moins sait-il où il va le trouver. Se frayant un chemin dans la marée humaine qui sort du tram en même temps que lui, il se dirige vers une petite bouquinerie pressée entre une boutique de vêtements féminins et une bijouterie. Contrairement à la plupart des magasins, la minuscule vitrine n'est pas décorée. Le seul sacrifice à la tradition est un minuscule sapin en plastique à peine enguirlandé et posé sur le comptoir. Les bouquinistes ne font pas leur beurre à Noël, il est mal vu d'acheter un livre d'occasion pour la fête du mercantilisme.


A suivre.



Par tibou - Publié dans : tiboudblog
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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /2006 16:00

Le samedi soir à Wolverhampton, c'est beau. Non, vraiment. Mais une beauté spéciale, un peu comme une R12 tunée et peinte en jaune pipi.

C'est le soir du marbré. Non non, pas ce magnifique gâteau moitié vanille, moitié chocolat qui fit avec le 4/4 le bonheur de tes mercredi après-midi chez mamie Simone, non. Je parle des cuisses de ces jeunes femmes, qui, manifestement peu au courant du climat sous ces latitudes, ainsi que de la pluviométrie pour le moins abondante des îles Britanniques, ont décidé, en dépit du bon sens et des 4° extérieurs de porter un vêtement (je n'ai pas de mot plus approprié, bien que le dit morceau de tissu ne vêt que peu de choses) que je qualifierais de ceinture (mais on me sussure qu'il s'agit d'une robe. Soit.), qu'elles ont, vu la coupe approximative et la taille réduite de la chose, prélevé à coups de dents sur le corps encore chaud d'un lézard synthétique nain. Parfois, effort de style ou volonté de confort, je ne sais, ces chasseresses des temps modernes ont coupé la dite ceinture (oui, oui, robe. Scuse.) en deux, pour laisser apparaître un joli (ou pas) ventrou quelque peu hypertrophié par l'abus manifeste d'une boisson céréalière gazeuse, et -paraîtrait-il- alcoolisée à la mode dans ce pays depuis quelques siècles.


Oui, le samedi soir à Wolverhampton, c'est la combinaison magique mini-robe en faux serpent/cuisses bleues/fausse blonde qui te rote sa Guiness à la face avant de s'esclaffer grassement. Parade nuptiale qui paraît efficace si l'on en juge le nombre de jeunes paons faisant la roue autour d'elles. Je pense que c'est à cause des sursauts que fait leur poitrine libérée de toute entrave (essaie de planquer ton soutif dans une ceinture, jeune femme française, et tu comprendras toute l'étendue des problèmes vestimentaires de l'anglaise) durant l'esclaffement sus-décrit.


Mais il faut le savoir, la jeune femme (parfois pas jeune du tout, d'ailleurs) n'est pas la seule à arborer un plumage différent de la semaine, le samedi soir. En effet, ses goûts raffinés la rapprochent, nous l'avons vu précédemment, de la classe et de la distinction des réception de l'ambassadeur.


Les mecs se doivent donc de se déguiser en Ferrero Rocher pour baiser tringler approcher et se faire engloutir baffrer délicatement croquer par la belle : pantalon sobre, mais chemises défiant les lois du mariage de couleurs, si possible à paillettes, si possible tachées de bière (je suppose que ça agit comme les phéromones, l'odeur attire).


Ah oui, et la cravate (si possible à paillettes aussi, tant qu'à faire) autour de la tête, bien entendu.


Tu l'auras compris, le samedi soir, à Wolverhampton, il faut bien comprendre les codes cette étrange population pour arriver à ses fins. Et je t'épargne la St Patrick et Mardi Gras, car je suis bon. Ah, ça m'a changé du bal de Bénaménil et des frères Lenomméchappe qui se poursuivaient à coups de hache, je te dis que ça.


Il est bon de voir que la civilisation se répand même dans l'équivalent anglais de Vesoul.

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Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /2006 16:43


Il arrive. Lunettes de soleil. Veste bleue, chemise blanche, ouverte, cravate négligemment dénouée, pantalon noir. Grande asperge à la coupe mi crooner, mi Tony Vairelles. Improbable. Maigre comme un clou, raide comme un piquet; mais une présence.


Piano, un accord. Guitare qui donne le rythme. Basse hypnotique. Et puis il ouvre sa bouche, donne de la voix. Grave, sarcastique, une voix qui te chante l'amour comme personne, et une voix qui te glace lorsqu'elle te hurle sa haine à la gueule. Une voix qui raconte, qui t'entraîne dans sa danse. Tu l'imagines, cette voix, ce grand maigrichon, dans un vieux rade au comptoir graisseux, avec de la fumée partout, une odeur de vieille clope qui l'imprégnera encore dix ans après que le patron aura mis la clé sous la porte, une beauté sur le retour au bar, avec la couche de maquillage qui forme des sillons sur sa figure, le rouge à lèvres phosphorescent qui déborde sur sur son début de moustache, la permanente péroxydée et l'air dédaigneux de rigueur.


Et lui, il chante. Il emplit son morceau de « fuck », « motherfucker » et autres mots de dieu, te raconte une tuerie comme on parlerait de sa dernière virée avec sa petite amie, bouge comme un pantin, par saccades, les articulations saillantes, les membres qui partent un peu où ils veulent...


Derrière, les autres musiciens, costumes sobres, tons sombres, airs sérieux. Concentrés. Pendant qu'il fait le tour de la scène, impose sa présence, donne de sa personne, ils se font oublier. Immobiles, muets, leurs instruments jouant le même thème, inlassablement. Univers presque contraires qui se rencontrent, harmonieusement.


Le morceau va crescendo, imperceptiblement. Et puis un bruit de coup de feu qui fait sursauter, et arrive un cri, aigu, qui vrille la tête du spectateur médusé, pris au dépourvu. Paroxysme de la chanson. Un grand corps tout sec qui se recroqueville autour du micro, qui se déchire la gorge. Derrière, ça s'est à peine emballé. Juste ce cri doublé par le guitariste. Répeté. Encore. Encore. Inlassablement. Les lumières du studio qui stroboscopisent, rendent la scène floue. Et puis d'un coup, c'est fini. Dernier coup de cymbale, tout le monde s'arrête. Silence dans la salle. Moment magique, rare, sur un plateau de télévision. Et puis les applaudissements, timides puis furieux. Retour sur l'animateur. Retour dans la vraie vie.


La première fois que j'ai entendu Nick Cave, c'était sur Stagger Lee, c'était à Nulle part ailleurs. J'avais 15 ans.


Ça marque.


Par tibou - Publié dans : bouquins, disques...
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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /2006 21:27

C'est l'histoire d'un ptit gars qui écoutait trop.

Depuis qu'il est petit, il n'aime pas vraiment parler. La peur du ridicule, de se faire rembarrer, la peur d'intervenir dans une conversation entamée, le manque de confiance en lui. Et quand il parle, c'est doucement. Il se fait souvent couper la parole, sans même que son interrupteur ne s'en rende compte. Clic.


Alors inconsciemment, il a décidé d'écouter. Il enregistre. Tout. Devient une épaule sur laquelle s'épancher, un déversoir à petits tracas, une poubelle à sentiments. On l'utilise pour cracher sans risque à la gueule de ceux qu'on déteste. On lui dit qu'il est compréhensif. Lui ne comprend pas pourquoi, il n'a rien dit. Et quand il a l'outrecuidance d'ouvrir la bouche, l'autre la referme d'un « Écoute un peu! », ou d'un « laisse moi finir! » péremptoire.


Claquement de dents. Bouche cousue. Il a des « amis », qui l'apprécient. Après tout, il est leur dépotoir, sa mémoire est remplie de leurs ordures. Un vide ordure, ça ne parle pas, ça n'ouvre grand sa bouche que pour avaler les restes moisis de la semaine dernière. Et lui, croyant qu'il s'agit là de marques d'affection, baffre, avale, s'empiffre jusqu'à l'indigestion. Alors tout ressort, un jet nauséabond, noirâtre de rancoeur pré-digérée, de haine avariée, de ragots putrides. Il pense d'abord que toutes ces choses sont siennes, ne se rend pas compte qu'il est devenu une fosse sceptique, et que celle-ci déborde.


Il continue d'écouter et finit par trouver normal ces moments de régurgitation. Appuyez sur la pédale. Versez. Fermez. Quand le sac est plein, qu'il se démerde.


Un jour, le ptit gars se rendra sans doute compte de la situation dans laquelle il se trouve, en rencontrant ceux qui deviendront ses vrais amis, des gens qui ne lui vomissent pas dans la bouche. Il cherchera peut-être à se venger des autres, ça n'est pas bien difficile, il a en mémoire tout ce que ses « amis » répandent les uns sur les autres. Il ne parlait pas. Ils ont fini par penser qu'il était muet. Ils lui faisaient « confiance ».


Ou bien il pétera peut-être les plombs, un jour, lui qui n'a jamais frappé personne. Dans un paroxysme de haine, il transformera son trop-plein en coups de poing, en morsures, griffures. Il arrachera des lambeaux de peau, des larmes de colère dans ses yeux aux pupilles dilatées par la rage.


Ou alors il créera un blog, où sa voix sortira clairement, où il ne bégaiera plus. Il écoutera toujours. Il n'a jamais aimé parler beaucoup. Mais quand il s'exprimera, plus personne ne l'interrompra. Ce n'est pas la panacée, certes, mais c'est un bon début.


Pour l'instant il écoute.


Et il hurle silencieusement le mal être que d'autres jettent de force dans son cerveau.


Suce.


Avale.


Viol permanent auquel il consent, ce ptit gars qui écoute trop.

Par tibou - Publié dans : tiboudblog
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