L'extatique noyade (ou Folie Privée déchire grave le slip)

Publié le par tibou

Au départ, je voulais faire rien du tout. Les feignasses, pour leur bouger leur gros cul poilu, il leur faut du lourd. Et puis à force de la lire, je m'suis dit que ça méritait quand même un mail au moins, pour lui dire "j'adôôôôôôôre c'que tu fais", mais en mieux. Et puis à force de la lire, je m'suis dit que c'était plus que ça. Quand on traverse le désert des blogs, qu'on a soif, soif, soif de qualité et qu'on ne voit que des dunes et des dunes de médiocrité avec, ça et , quelques oasis dispersées, forcément on déprime. Et puis d'un coup, on voit la mer.


Et on plonge et on voit pas l'heure passer et on rit et on tremble et on a le coeur qui bat et chaud et froid et on ressent. Parce que Folie Privée, elle a le truc pour lequel je tuerais un bouc à mains nues à la pleine lune avant de lui bouffer les couilles : elle te mène exactement là où elle a envie de te mener. En trois phrases nonchalamment jetées en pâture aux gueules avides de ces bouffeurs de macdal informatique que nous sommes, elle t'ouvre un univers rempli de saveurs étranges, différentes à chaque fois, mais toujours avec en arrière goût ce petit rappel, ce truc qui te murmure avec morgue : ''c'est de moi, ça, mec, et ça se voit''.


Elle a des couilles, Folie Privée. Elle s'expose, elle ose se mettre à poil. Je ne parle pas de raconter sa vie, ça n'importe quel grouillot sans talent en est capable, je parle d'avoir le courage de se forger un truc bien à elle, de s'y tenir, de l'aiguiser comme une arme et de t'en mettre une en pleine gueule avec, le tout en se marrant. Ça donne ça. Ou ça. Qu'est ce que tu veux faire contre ? Tu n'as pas commencé à lire, tu es déjà battu, elle t'a mis dans sa poche, elle t'a remué, elle t'a mis les larmes aux yeux ou la goutte au slip. Elle t'a fait ressentir, quoi. Et toi, tu te demandes, combien d'entre nous en sommes capables ?


Tu peux encore écrire après ça ? Tu peux encore regarder tes petits trucs avec fierté ? Moi, franchement, j'ai du mal. J'en chie. On joue manifestement pas dans la même cour. Je me contente de peu. Mais je lis le haut du pavé.


Je vais faire avec.


Alors t'étonne pas si elle est dans mes liens. t'étonne pas si hier j'avais une putain de banane à 4h du mat'. Et cours un peu plus vite retrouver son monde, au lieu de perdre du temps avec le mien.



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cubik 17/11/2006 16:41

(ciel j'ai égaré mon carburateur) oasis is goude

tibou 11/11/2006 00:36

aahhh, cubik, j'étais passé à côté de ça, mais t'as fait un compliment, là, je rêve pas!Fais gaffe, ça commence comme ça, et puis tu finis par être sociable :o)

ab6 10/11/2006 12:37

du coup, je me rappelle meme plus a quoi je pensais quand j'ai ecrit que je pensais pas  a la meme chose que tu pensais quand t'ecrivais.
 

tibou 10/11/2006 11:58

et voilà que je vais voir ton blog, ab6, et que je me rend compte que tu es une fille, alors tu rajoutes des e où il faut précédemment.Du coup, je me rend compte que je pensais pas à la même chose que tu pensais quand j'ai écris que tu pensais pas à la même que je pensais. ou l'inverse.

tibou 10/11/2006 11:52

Folie> ben de rien,  fallait que ça sorte, de toutes façons.ab6>  Qwaaa!? Tu t'es même pas pissé dessus avec le coup des tacos pour appâter Jennifer Lopez ?! (ce qui est bien avec certaines phrases, c'est qu'elles recellent une certaine ambiguité. Du coup, je suis sûr que je n'ai pas pensé à la même chose en l'écrivant que toi en la lisant :o)...)