Le démon du vendredi soir frappe toujours 2 fois

Publié le par tibou

Bien. Imaginons un peu... j'ai le matériel, y compris l'élément principal : les couches mes couilles que même ma grande tante incontinente qui boit 4 l d'eau par jour et qu'on appelle le robinet humain et qu'à chaque fois qu'on la change les pompiers sont là pour prévenir les dégâts des eaux, elle les fait pas fuir ( nan, pas fuir, bordel, FUIR, tu vois ? Fuir, quoi, pas fuir... Ah pis merde! ). Le gant de toilette est là, à portée de main, la table à langer de voyage aussi, ya tout ski faut dedans... Reste plus qu'à avoir la technique, mais je suis pas le débutant qu'on pourrait croire, hein, j'ai maté les Maternelles, la veille.


...


Bon, OK, j'ai maté Karine Lemarchand, la veille. C'est dire si je suis au point. Et je suis doué naturellement (sans parler de mon expérience personnelle qui commence à chiffrer ) pour tout ce qui touche au caca. Bien.


Je vais chercher la Bête qui braille tout ce qu'il peut sur son tapis d'éveil. Bon, je le comprend, la merde au cul, fût-elle la sienne, c'est jamais facile à supporter. N'empêche, je lui fourre sa totosse (que ma mère, dans son langage toujours fleuri de directrice de crèche appelle avec une moue dédaigneuse un ''ferme ta gueule''. Je crois qu'elle n'aime pas trop les totosses.) au fond du gosier, et effectivement, il ferme sa grande gueule pour tosser avidement le bout de caoutchouc. Quand j'étais gosse, fallait qu'on se démerde avec les moyens du bord, nous. Le pouce ou rien. Les gosses d'aujourd'hui, c'est rien que des privilégiés.


Il faut aussi te dire que ma famille proche est un peu renseignée en ce qui concerne les bébés : 2 infirmières puéricultrices, 1 directrice de crèche, donc, le reste s'étant au moins tapé deux gosses et bossant pour la grosse majorité d'entre eux dans le milieu médical ou affilié, (7 infirmier(e)s en tout, deux pompiers )... Je vois un peu ce week-end comme un test. C'est un peu stressant.


Alors je répète les gestes à faire mentalement, puis à vide, dans l'air. Et oui, j'ai l'air con. Mais je gère. A mort. Je ne tremble pas du tout. Enfin, pas plus que d'hab.


Inspiration...


On y va. On enlève la couche, je mets à peine dix minutes à comprendre par où ça se détache, je m'épate.


-1ère constatation : le cul de la Bête ne sent pas le souffre, mais bien le putois mort, à vue de nez, depuis une bonne semaine.


-2e constatation : c'est rien qu'un ptit joueur, il a même pas la chiasse. J'en rigole presque. Ça va être vite plié, je te le dis. Mes gestes sont ceux d'un professionnel aguerri. Je nettoie en passant le gant dans le sens qu'il faut (de la quéquette au cucul, pour les incultes, jeulsé, c'est Karine Lemarchand qui l'a dit quand je la matais ). Hop lotion pour éviter le cul rouge, hop recouche, à peine 5 minutes pour savoir comment la refermer, je bats mes propres records à une vitesse phénoménale, je m'applaudirais moi-même si je n'avais pas les mains occupées, je m'apprête à boucler la Bête...


C'est donc à ce moment précis, bien évidemment, que ses yeux devinrent subitement jaunâtres, que ses pupilles s'allongèrent jusqu'à ressembler à celles d'un chat et que, m'adressant un sourire qui glacerait le sang à tout humain normalement constitué et à moi aussi (celui-ci, souviens toi, lecteur: Oui, il te faut regarder l'innommable en face), il me pissa abondamment dessus.


L'enculé.


Il faut aussi savoir que la Bête est circoncise. Pas qu'elle soit juive ou musulmane, juste qu'elle est née avec la peau du zgueg qui lui serrait trop la nouille, alors hop, amputation du prépuce. Je suppose qu'il se venge de l'humanité, maintenant. Mais l'important, c'est que quand on est circoncis, le jet d'urine à tendance à partir façon Karcher, en l'occurrence sur ma figure et sur mon T.shirt. Après la veste, ça commence à faire beaucoup.


Lui, il rigole.


L'enculé.


Bien sûr, il s'en est aussi foutu partout, y compris sur ses doigts qu'il porte avec délectation à la bouche. J'avoue regarder cela avec un plaisir sadique teinté de culpabilité. Mais comme c'est bon, la culpabilité, ça n'en rend la scène que meilleure. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin. Hop re-gant de toilette (un nouveau gant, hein, j'écoute Karine Lemarchand, même quand je la mate, moi, et elle dit qu'on ne lave pas un bébé avec un gant plein de merde. Je trouve qu'elle fait pas dans l'économie, Karine, enfin baste.), re-couche, re-lotion, tout le bordel, je ferme la couche.


J'entends Karine me sussurer sensuellement à l'oreille : ''Oh, my hero, you did it!'' (oui, elle me parle en Anglais quand elle me sussure à l'oreille, Karine. Elle est aussi en nuisette, va savoir pourquoi. Elle pourrait l'enlever, quand même, on est entre nous.)


I did it indeed,. Did you have any doubt?


Karine, elle a pas très très confiance en moi, quand même.

Publié dans la Bête immonde

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Naweug 19/11/2006 19:00

A chaque fois que je lis le nom Karine, je ne peux réprimer un frisson de dégoût.. Je crois plutôt que t'as un sacré penchant pour un certain blog...

Naweug 19/11/2006 19:00

A chaque fois que je lis le nom Karine, je ne peux réprimer un frisson de dégoût.. Je crois plutôt que t'as un penchant pour un certain blog...

tibou 14/11/2006 11:10

Folie> merci :)Cécile> Dora... J'en suis pas encore à me faire du mal tout seul... Brrr...cubik> On va dire que tu as une sacrée longueur d'avance pour le lot surprise, alors. Connard.Phil> Je suis blasé niveau caca, plus rien ne m'excite (je sais, c'est triste)

Phil 14/11/2006 10:08

C'est vrai , la merde on y prends gout , t'es tout excite , pas la peine de chercher des excuses.

cubik 14/11/2006 10:01

ouhla oh, t'emballes pas pépère, y a encore une semaine pour ton concours, tu peux encore avoir des surprises >)