Saturday night jungle

Publié le par tibou

Le samedi soir à Wolverhampton, c'est beau. Non, vraiment. Mais une beauté spéciale, un peu comme une R12 tunée et peinte en jaune pipi.

C'est le soir du marbré. Non non, pas ce magnifique gâteau moitié vanille, moitié chocolat qui fit avec le 4/4 le bonheur de tes mercredi après-midi chez mamie Simone, non. Je parle des cuisses de ces jeunes femmes, qui, manifestement peu au courant du climat sous ces latitudes, ainsi que de la pluviométrie pour le moins abondante des îles Britanniques, ont décidé, en dépit du bon sens et des 4° extérieurs de porter un vêtement (je n'ai pas de mot plus approprié, bien que le dit morceau de tissu ne vêt que peu de choses) que je qualifierais de ceinture (mais on me sussure qu'il s'agit d'une robe. Soit.), qu'elles ont, vu la coupe approximative et la taille réduite de la chose, prélevé à coups de dents sur le corps encore chaud d'un lézard synthétique nain. Parfois, effort de style ou volonté de confort, je ne sais, ces chasseresses des temps modernes ont coupé la dite ceinture (oui, oui, robe. Scuse.) en deux, pour laisser apparaître un joli (ou pas) ventrou quelque peu hypertrophié par l'abus manifeste d'une boisson céréalière gazeuse, et -paraîtrait-il- alcoolisée à la mode dans ce pays depuis quelques siècles.


Oui, le samedi soir à Wolverhampton, c'est la combinaison magique mini-robe en faux serpent/cuisses bleues/fausse blonde qui te rote sa Guiness à la face avant de s'esclaffer grassement. Parade nuptiale qui paraît efficace si l'on en juge le nombre de jeunes paons faisant la roue autour d'elles. Je pense que c'est à cause des sursauts que fait leur poitrine libérée de toute entrave (essaie de planquer ton soutif dans une ceinture, jeune femme française, et tu comprendras toute l'étendue des problèmes vestimentaires de l'anglaise) durant l'esclaffement sus-décrit.


Mais il faut le savoir, la jeune femme (parfois pas jeune du tout, d'ailleurs) n'est pas la seule à arborer un plumage différent de la semaine, le samedi soir. En effet, ses goûts raffinés la rapprochent, nous l'avons vu précédemment, de la classe et de la distinction des réception de l'ambassadeur.


Les mecs se doivent donc de se déguiser en Ferrero Rocher pour baiser tringler approcher et se faire engloutir baffrer délicatement croquer par la belle : pantalon sobre, mais chemises défiant les lois du mariage de couleurs, si possible à paillettes, si possible tachées de bière (je suppose que ça agit comme les phéromones, l'odeur attire).


Ah oui, et la cravate (si possible à paillettes aussi, tant qu'à faire) autour de la tête, bien entendu.


Tu l'auras compris, le samedi soir, à Wolverhampton, il faut bien comprendre les codes cette étrange population pour arriver à ses fins. Et je t'épargne la St Patrick et Mardi Gras, car je suis bon. Ah, ça m'a changé du bal de Bénaménil et des frères Lenomméchappe qui se poursuivaient à coups de hache, je te dis que ça.


Il est bon de voir que la civilisation se répand même dans l'équivalent anglais de Vesoul.

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Naweug 27/12/2006 20:01

Certaines choses sont immuables... y'a quinze jours, à London, par 2° au plus fort de la journée, elles étaient tout autant à poil.

Phil 20/12/2006 11:56

Disons que ça te ferait pas de mal . A Kubik non plus d'ailleurs .

tibou 20/12/2006 11:37

aller à bangkok?

Phil 19/12/2006 20:03

Des déchets bien bourrés qui se la jouent concours paquets cadeaux de détritus ... Mais on se croirait à Bangkok ( avec 30 degrés de moins ). Tu sais ce qu'il te reste à faire .

Crétine d'honneur 19/12/2006 16:36

et tu n'y a pas trouvé la femme de ta vie?? how surprising.. tu devais pas avoir la cravate adéquate :o)